Array Víctor Valdés : "C'était notre rêve" - FC Barcelona Clan

Interview | Victor Valdés | lundi 27 juin 2011 à 13:42  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Le portier catalan s'est livré à El Periodico. Il revient notamment sur la victoire en Champion's League.

La semaine dernière Victor Valdes a reçu un prix à Gavà, villa située proche de sa villa natale. Maintenant il va pouvoir se reposer et profiter de vacances bien méritées après une année longue et éprouvante. Non seulement il a gagné le Championnat espagnol et son quatrième trophée Zamora (son 3e consécutif), mais il a également triompher pour la 3e fois en Champion's League durant les cinq dernières années, quelque chose qu'aucun autre gardien dans l'histoire du FC Barcelone n'avait accompli auparavant. Victor a peut-être révolutionné le rôle de gardien de but, avant celui-ci ne se contentait que de stopper les tirs adverses mais le catalan participe au jeu de son équipe presque autant que tous ses défenseurs.

El Periodico : Une année presque parfaite...

Valdes : Oui, mais il aurait fallu qu'on gagne la Copa pour que l'année soit réellement parfaite. Mais tout ce que nous avons vécu a été merveilleux. Cela a été très dur mais au final nous avons eu ce que nous voulions. Après une année très intense, après toutes les difficultées que nous avons connus et surmontés, après la maladie d'Abi, la victoire à Wembley fut encore plus merveilleuse.

Vous avez embrassé trois Ligue des Champions depuis 2006. Laquelle est la plus importante pour vous : Paris où Thierry Henry a tout tenté sans succès, Rome où Cristiano Ronaldo n'a pas pu marquer contre vous ou Londres...

Parmi les trois, celle-ci [à Londres] est la plus importante. Sans aucun doute.

Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons. D'abord, parce que je voulais cette troisième Champion's. Cette équipe le méritait, les joueurs, le personnel, nos supporteurs... Tous méritaient ce titre. Et puis nous nous étions fixez cette objectif, gagner 3 Champion's League, avec Andres Iniesta.

Excusez-moi, que voulez-vous dire ?

Il y a quelques années, avec Andres nous nous disions qu'un jour nous devrions réaliser cela. C'était un défi, notre rêve.

Quand était-ce ?

C'était quand nous avions gagné notre première Liga, avec Franck Rijkaard sur le banc. Frank était une personne très importante pour moi. À cette époque là, Andres et moi avons décidé de nous donner pour but de remporter une série de titres.

Donc avant la finale à Paris ?

En effet, ce défit a toujours été présent. Nous nous sommes découvert beaucoup de choses en commun depuis notre rencontre à la Masia. Quand nous avons gagné notre première Liga, nous avons décidé de continuer à marquer l’histoire. Nous pourrions ne jamais nous arrêter.

Et donc vous avez soulevé trois C1 en 5 ans.

C’est incroyable, je sais. C'est pourquoi, après avoir remporté la finale à Wembley, j’ai repensé à l'objectif que nous nous étions fixé avec Andrès. La finale de Wembley était le plus beau jour, la plus belle chose que j'ai vécue. Non seulement parce que nous avons gagné la Ligue des champions, mais aussi en raison de l'adversaire et du stade. Et puis aussi parce qu'Andrès et moi avons enfin pu satisfaire notre rêve.

Pouvez-vous nous décrire ça ?

Non c’est impossible. Croyez-moi. Gagner sa 3ème Ligue des Champions avec Barcelone à Wembley, vous ne pouvez pas imaginer ce que ça représente. C'est impossible de l’expliquer. En plus Andoni était présent.

Vous faites référence à Andoni Zubizarreta, bien sûr, une personne qui vous a marqué dans votre carrière. Avant c'était votre idole, maintenant votre directeur sportif.

Pour moi, c'était très spécial. Je voulais partager ce titre avec lui. Je lui ai donné mon maillot. En fait, c'était déjà son maillot.

Pourquoi ?

Parce que j’ai joué avec la couleur verte de Zubi. À Paris et à Rome, je ne pouvais pas porter cette couleur, j’étais en noir. À Wembley, je ne pouvais pas jouer avec une tout autre couleur que le vert (Zubizarreta portait un maillot vert à Wembley, quand le FC Barcelone a remporté sa première Champion's League en 1992). Je lui ai donné mon maillot à la fin parce qu’il lui appartient, comme celui qu’il portait en 92.

Quand l’avez-vous décidé ?

J'y pensais depuis des semaines bien avant la finale. Avant celle-ci, la télévision repassait le but que Koeman avait marqué en 1992, mais nous ne pouvions pas oublier le rôle important joué par Andoni lors de cette finale. J’ai joué cette finale avec l’esprit de Zubi et sa couleur. Il le mérite. J'étais fier de le lui donner, je l’ai senti à l'intérieur mon cœur. Nous avons gagné la Ligue des Champions ensemble.

Maintenant il est temps de se reposer un peu.

Bien sûr. J’avais vraiment hâte d’être en vacances. J’ai besoin de me relaxer après une saison très difficile mais je préfère ne pas en parler. Tout devrait rester sur le terrain. Je ne pense pas qu’il s’agissait de la saison la plus dur de ma carrière mais ce sera certainement l’une des plus belles. Nous avons montré que nous voulons nous concentrer sur le jeu en laissant de côté toutes les autres choses. Nous jouons au football, maintenant nous nous attendons à de nouveaux défis.

Avec Madrid, c'est dur, vous ne pensez pas?

Je n’ai pas envie de parler de Madrid, je ne parle que du Barça. Nous nous attendons à une autre saison difficile, très difficile même mais nous serons prêts. Je ne fais pas attention à ce que fais ou dis Madrid. Notre philosophie : jouer au ballon, nous voulons gagner les matchs et éviter d'encaisser des buts.

Pour en revenir à Wembley, vous avez prouvé que vous étiez un gardien complet qui sait non seulement utiliser ses mains mais également ses pieds...

Le coach m’a toujours dit que je devais prendre part au jeu de l'équipe. Je dois être un joueur supplémentaire sur le terrain. Parfois, je joue loin du but, c’est mon rôle. Je l’ai dit à plusieurs reprises déjà que Pep m’a aidé à mieux comprendre et à apprécier le football.

Etes-vous parfois nerveux avec la balle aux pieds ?

Non, cela fait partie de mon travail. De cette façon j’aide l'équipe.

Que vous a dis Guardiola pendant le tour d'honneur dles joueurs après la finale de Champion's League ?

Il reste avec nous. Je l’ai pris et il m’a embrassé avec tant d’émotion… Ouf, tout comme Frank. Les deux ont toujours cru en moi. Toujours. Tout se résume dans cette accolade. La meilleure des choses est de gagner une Champion's à Wembley avec le Barça. Pep était fier. Quand il nous a parlé, il nous a exprimé toute sa fièrté, ses mots... Eh bien, c'est juste entre nous. Il était le premier à avoir soulevé la Coupe à Wembley (1992), et cette fois nous l'avons devancé.


Source: EL PERIODICO

Posté par Tele-santana
Article lu 6721 fois