Array Valdés se débarrasse de ses doutes - FC Barcelona Clan

Interview | Victor Valdés | dimanche 30 décembre 2007 à 06:36  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Commencer l'année d'un mauvais pied ne signifie pas forcément mal l'achever. Valdés affronte le défi de 2008 avec la meilleure volonté possible...

 

Abattu par l'échec contre le Real Madrid, Víctor Valdés a profité de ses vacances de Noël pour aborder avec courage la deuxième partie de la Liga. Il y un an de cela, Madrid coulait. Aujourd'hui, c'est une équipe gagnante. Le gardien de but utilise cela comme référence parce qu'il croit que le Barça peut suivre le même chemin en 2008. Tout change tellement rapidement dans le football. Et, après cinq saisons dans l'élite, il commence déjà à le savoir.


Quelles sensations as-tu cette saison ?

En Ligue des Champions, tout va bien. En janvier nous pouvons atteindre les demi-finales de la Coupe du Roi et la titre en Liga est encore possible. J'espère que tout ira pour le mieux : c'est-à-dire gagner des titres.


La défaite lors du clasico a rendu la tâche difficile au Barça en Liga. Le vois-tu de cette façon ?

La Liga est très longue. Regarde-nous la saison passée... Maintenant, nous sommes à sept points du Real. Ce serait préférable d'être distancé le moins possible mais rien n'est encore joué.


L'un des points faibles de l'équipe, jusqu'à présent, a été les matchs à l'extérieur : qu'est-ce qui arrive au Barça lors des déplacements ?

Les résultats ne sont pas ceux que nous espérions. L'attitude et l'envie est la même que celui dans l’Estadi. Seulement les résultats ne sont pas bons.


Qu'espères-tu pour 2008 ?

Les trois titres et beaucoup de joie pour le barcelonisme.


Et du côté individuel ?

Ne pas avoir de blessures et continuer d'évoluer en tant que joueur et personne. De la santé et du bien-être pour les gens que j'aime.


Les années passent et vous restez inamovible dans les cages. A quoi est dû cela ?

À la confiance que l'entraîneur m'a donnée. J'essaye de la lui rendre avec mon travail. Parfois ça se passe bien et parfois non. Ma réponse est de progresser de jour en jour, et à chaque entraînement.


Une confiance qui n'a jamais été mise en doute...

J'ai toujours eu l'appui du technicien. C'est l'entraîneur qui m'a tout donné. Il m'a permis de grandir et il m'aide à me surpasser dans les moments difficiles. Cela n'a pas de prix.


D'où te viens la force pour avoir autant de régularité dans ton travail ?

Je sais bien quel est mon travail. Il faut être préparé car même lorsque je ne joue pas bien, il faut que je puisse continuer à me donner à 100%. C'est facile de te plaindre, de te décourager et de baisser de niveau. Mais on a la chance de pouvoir tourner la page trois jours après puisqu’un autre match n'arrive.


Dans quel cas vas-tu en zone de presse ?

Le jour où je ne touche pas un ballon, j’essaye de ne pas passer en zone mixte. Quand il y a quelque chose auquel il faut apporter un commentaire, j’y vais.


Pourquoi crois-tu que tu dois faire face ?

Parce que c'est comme ça au Barça. Si je commets une erreur, je ne dois pas me cacher. J'ai toujours agi ainsi.


C'est plus facile de se cacher...

Je crois qu'il existe peu de gens qui se cachent. C'est un sport, un jeu. Des erreurs peuvent être commises, surtout dans une position aussi spéciale que la mienne.


Quelques joueurs souffrent en jouant, par contre, d'autres le vivent très bien. Comment le vivez-vous ?

Il y a des jours où ça va, d'autres non. Certains jours, je joue bien; et dans d'autres, il aurait mieux fallu que je ne sois pas là. Tout est si imprévisible...


Et à l'entraînement ?

Tout se passe bien. Là il n'y a pas de doutes.


Cette perception, change t-elle lors des matchs ?

J'aime les matchs dans lesquels l'adversaire a beaucoup d'occasions et que je fais un grand match. Les matchs où l'adversaire est bien rôdé. Ce sont des matchs qui sont bons pour la confiance. Par contre, il y a des matchs où l'adversaire n'a pas beaucoup d'occasions, il peut avoir une occasion et tu te prends un but.


J’ai la solution : va à Levante !

(Gros rire) Non, ce n'est pas cela. C'était un bon match, avec tout le respect que j'ai pour Levante. Il y a des matchs dans lesquels les adversaires se procurent beaucoup d'occasions. Au Camp Nou, pas souvent, mais en dehors, ils y arrivent plus souvent. 


Les mauvais résultats en Liga contrastent avec le rendement en Ligue des Champions. L'avoir gagnée facilite-t-il le chemin ?

Ca ne complique ni ne facilite la tâche. Ca te motive plus parce que tu sais ce qui t'attend à ton arrivée à Barcelone et la réaction du public. La fête qu'il y a eu à Barcelone te motive aussi.


Le Celtic n'est pas un mauvais rival pour les huitièmes...

Ça m'est égal. Tôt ou tard, nous nous trouverons face à de grandes équipes. L'année où nous l'avons gagnée, nous avions rencontré Chelsea, Benfica, Milan et Arsenal. En tout cas, il est important de jouer le match retour au Camp Nou parce que pour les rivaux ce sera difficile de gagner là-bas.


Et cette fois, ce sera aussi difficile pour le Barça ?

Jamais. Et encore moins dans les grands matchs comme ceux de Ligue des Champions.


Dans quel autre stade aimes-tu jouer après le Camp Nou ?

Je n'ai pas souvent joué contre Valladolid mais j'ai bien aimé le match. Je me souviens des terrains où les choses se sont bien passées. J'essaie d'oublier ceux où ça n’a pas été bien.


Quels sont tes rivaux préférés ?

Les grands clubs ou ceux de la Champions. Le derby ou le clasico sont des matchs spéciaux.


Es-tu fatigué de la polémique que génère ton absence en sélection espagnole ?

Je ne sais pas pourquoi il se dit tant de choses à ce sujet. Je n'ai jamais été international. Je comprends qu'on parle de Raúl mais pas de moi. C'est un manque de respect pour les joueurs qui ont été importants pour la sélection.

 

"Andrés Iniesta me rappelle le meilleur Zidane"

L'ami de Víctor Valdés dans les vestiaires du Camp Nou est Andrés Iniesta. “C’est mon meilleur ami mais en laissant de côté ce détail, aujourd'hui, Andrés est l'un des meilleurs joueurs du monde. Il me rappelle beaucoup le meilleur Zidane, par sa tranquillité dans le jeu, pour son placement sur le terrain, ce qui est exceptionnel vu son âge. À un niveau mondial, il fait partie des meilleurs pour ne pas dire des 3 meilleurs. Je n'exagère pas. Au niveau individuel, il a beaucoup été récompensé, comme la titularisation en sélection ou sa facilité à marquer des buts, des points très positifs pour lui”.


Valdés souligne qu'Iniesta n'a jamais été un buteur et “maintenant, il vaut le prix d'un joueur complet. Je suis très content pour lui. Avec lui, Barcelone aura bonne figure pour les années à venir”. Valdés est convaincu qu'Iniesta sera la référence de l'équipe au présent et dans un avenir immédiat. “Avec son attitude sur le terrain et son apport dans le vestiaire, je crois qu'il peut être le meilleur joueur du monde”, affirme-t-il à propos de son ami dans les vestiaires azulgrana.

 

Traduit par Mahiya


Source: SPORT

Posté par TheBelgianLion
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