Array Portrait : Santi Ezquerro - FC Barcelona Clan

Article | Ezquerro | mercredi 22 novembre 2006 à 23:29  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Adieux aux asperges...


Caricature de Santi Ezquerro
19/11/06 : Alors qu’en ce moment les professeurs dénoncent le pauvre implication de certaines familles dans l'éducation de leurs enfants, ce ne serait pas une mauvaise idée que Santi Ezquerro, mais surtout son père, attestent de cette leçon de vie qui a changé l'avenir du joueur du Barça. Le jeune gamin, à l’âge de 15 ans, a décidé d'arrêter ses études au lycée (quelque chose de semblable est également arrivé à sa soeur) et leur père, pour que les deux jeunes se réveillent et murissent, leur a obtenu un travail que les a fait réfléchir, mais surtout fléchir : cueillir des asperges à la campagne.

La soeur avait capté le message et, en plus de jouer au Lestonnac de la 1ère division de basket pendant plusieurs années, elle est à présent professeur des écoles, les paradoxes du destin. Santi, pour sa part, s'est accroché à la culture de l'effort inculquée par son géniteur, routier de profession, et, après avoir changer les asperges par les pêches et décharger aussi des camions de chaussures, il a utilisé ses premières paies pour s'acheter des chaussures avec des crampons en gomme, l'aristocratie de la chaussure de football à l'époque, pour tenter de devenir footballeur un jour. "Si l’époque des asperges a été dure ? Ma soeur et moi allons essayer de ne plus travailler dans une activité qui ne nous plait pas", évoque de nos jours l'ancien journalier.

Le jeune Riojano raffolait par-dessus tout de jouer au football à Calahorra, sa terre bien que les habitants de Pradejon, le village de ses parents ("là-bas sur les 2.000 habitants, 500 s’appellent Ezquerro"), aiment dire qu'il est aussi un petit peu de là-bas parce qu'ils l’ont vu courir et faire des diableries tous les étés derrière un ballon. En définitive, questions d'origine à part, le jeune garçon était un phénomène, de sorte que le réseau de chasseur de talents d’Osasuna soit tombé sur lui et ait pu le sortir des terrains de pêchiers et autres produits de la terre pour le placer pour toujours sur un autre terrain moins difficile, de football. La décision, en plus de supposer une grande joie pour le jeune adolescent, qui avait alors 16 ans, a été un succès pour le club de Pampelune, qui a obtenu rapidement récolté ce qu’il a semé.

A 18 ans, et après avoir passé une nouvelle étape étudiante (ainsi le stipulait le centre de formation d'Osasuna avec bon critère), il a donné un coup d'accélérateur car en une seule saison il est passé des Juniors aux Promesas, l’Osasuna B et de là vers la première équipe, qui jouait alors en deuxième division. Dès lors, et avant de rejoindre le Barça, il a disputé 10 saisons comme professionnel avec un plus qu'acceptable rendement, en passant par l’Atlético, Mallorca et l’Athletic, équipe cette dernière où, chose pas facile du tout, il a mis ni plus ni moins que 19 buts pour sa dernière saison (11 en Liga et les huit restants répartis entre la Coupe du Roi et l’UEFA).

C’est pour cela, bien que dans le football la mémoire soit certainement un bien très rare, que le Barça a vu en lui un footballeur valide pour compléter son effectif, entreprise dans laquelle il a concouru avec Valence, également convaincu des prestations de l’attaquant. Ezquerro n'a pas donné le résultat escompté jusqu'à présent mais hallucine devant les critiques en alléguant une protestation raisonnable : "Je ne joue pas et l’on parle mal de moi, c’est fort, non ?".

Ceux qui l’attaquent, disent qu’on ne le voit pas assez triste, malgré son statut de remplaçant, mais ses coéquipiers (surtout Oleguer, Jorquera ou Xavi mais aussi d’autres encore) défendent justement que sa bonne humeur est une médecine pour le vestiaire. Lui, qui se définit comme bon vivant depuis toujours, se revendique : "Je suis professionnel depuis 12 ans et j’ai deux transferts derrière moi. Je ne veux pas gêner mais s'ils comptent sur moi, et ainsi me l’a dit Rijkaard, je veux continuer à tenter ma chance car, depuis tout petit, mon rêve a toujours été de jouer ici".

Ainsi donc, tandis qu'à Barcelone peu de personnes le valorisent, Lotina a dit qu'il viendrait même le chercher en voiture si c’était nécessaire pour qu’il rejoigne la Real Sociedad et à l'Athletic beaucoup béniraient son retour.

Personnel et intransférable

Noms et prénom : Santiago Ezquerro Marin

Date et lieu de naissance : je suis né à Calahorra le 14 décembre 1976

Etat civil : j’ai une fiancée, elle s’appelle Natalia

Religion : Catholique non pratiquant

Gauche, droite ou centre ? Totalement apolitique

Une idole sportive : au début, Jon Andoni Goikoetxea, car on disait que je lui ressemblais. Ensuite Laudrup, surtout, et Kluivert, des joueurs aucunement égoïstes qui se divertissaient aussi en donnant des buts qu’en les marquant

Une personne admirée : mes parents

Une manie : fouler le terrain avec le pied droit et quitter l’autocar le dernier. Ronnie a la même manie, donc je dois être vigilant. Quoiqu’il en soit, chaque fois qu’il ne voyage pas, j’en profite...

Si vous ne seriez pas devenu footballeur, vous seriez... Je travaillerais dans une usine de mon village

Votre libre favori : je ne lis pas beaucoup mais j’ai aimé 'L’alchimiste', de Paulo Coelho

Un film : 'Les Evadés'

Un groupe musical : j’écoute de tout, ça dépend du moment

Qu’est ce qui vous fait exploser de rire ? J’adore Buenafuente, surtout les monologues

Le meilleur moment de la journée : me coucher lorsque je suis fatigué et me lever en voyant la mer depuis Sitges le jour suivant

Une devise dans la vie : vive la bonne humeur



Source: Mundo Deportivo

Posté par marco93fcb
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