Array Le vestiaire fait son autocritique - FC Barcelona Clan

Chronique | UEFA Supercup | lundi 28 août 2006 à 02:55  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Refroidi et en conservant une grande tranquillité, Frank Rijkaard et les joueurs ont analysé les clés de la défaite de la Supercoupe d'Europe

Rijkaard et Puyol analysent la défaite

Après l'orage, il y a toujours le calme. Hier, après le coup reçu dans la Principauté de Monaco, le FC Barcelone est retourné aux sessions préparatoires en pensant au choc de demain à Vigo. Sur le domaine de la Masia, l'équipe a corrigé, toutefois, ce qui est arrivé lors du choc face à Séville et l’entraîneur Frank Rijkaard a profité de l'occasion pour parler personnellement avec quelques unes des pièces maîtresses de l’équipe. Dans le vestiaire, il n'y a pas eu de réprimande mais seulement, il leur a demandé leur avis sur ce qui était arrivé. Une défaite oblige toujours à analyser les erreurs pour que, dans le futur, elles ne se répètent pas.

Et c’est ce qui a été apprécié dans l'entraînement d’ hier. Réflexion, analyse et autocritique. L’entraîneur néerlandais a commencé la ronde de conversations avec Deco, pour continuer avec Márquez, Puyol, Valdés et Xavi. Il ne l'a pas publiquement fait sûrement avec Ronaldinho (qui a travaillé dans le gymnase) mais en privé et a sans doute eu beaucoup de choses à lui dire. Rijkaard, qui après le match a préféré commenter ce qui était arrivé au stade Louis II avec davantage de froideur, n'a pas demandé d’informations sur l’état d'esprit des joueurs. Il s'est limité à demander et écouter avec les mains derrière le dos ou, simplement, avec les bras croisés sur la poitrine. A aucun moment il a perdu la tranquillité qui l'a toujours caractérisé.

Les réflexions de l’entraîneur et des joueurs ont tourné autour des points suivants :

1 Les matchs ne sont pas gagnés avant de les jouer

Les éloges qu'avaient dernièrement reçues le vestiaire barcelonista pourraient avoir fait que l’équipe baisse la garde, comme l’a laissé entrevoir le capitaine de l'équipe, Carles Puyol, à la fin du choc. “Les coupes sont gagnés sur le terrain et il faut travailler beaucoup pour les gagner. Parfois, quand ils te répéteront que tu es très bon, tu finis par ne plus te concentrer et ça n'est pas bon”. En tout cas, Séville a démontré que les noms ne servent à rien sur le gazon. Il faut travailler pour gagner. »

2 Il faut avoir une attention maximale et la tension compétitive

Comme l'a dit Deco quand il a fait son analyse de la défaite dans la zone mixte de Louis II. “Il faut souffrir pour gagner. Il n'y a pas d'équipes invincibles”, il a reconnu. Le brésilien, naturalisé portugais, comprend que les matchs doivent être joués avec une plus grande attention et une tension compétitive pour les mener à bien. Dans le cas contraire, sans cette condition et en se rendant compte, l’équipe sera toujours dépassée par l'adversaire, infatigable en chercher les points faibles des équipes championnes comme le FC Barcelone.

3 Le talent des cracks n'est pas suffisant

Ronaldinho, Messi, Eto’o, Xavi, Puyol, Máquez, Valdés... Les cracks du FC Barcelone savent qu'outre leur talent, ils doivent jouer pour les autres pour démontrer leur supériorité. Une fois de plus, il a été démontré que la clé d'une équipe est la solidarité, jouer avec les lignes collées, que chacun soit en attente de l’autre, ...

4 - La motivation pour les titres doit être la clé

Outre les stimulants économiques pour gagner, ce qui peut décanter la balance dans un sens ou un autre, c'est la motivation que les joueurs ont pour les titres qui sont en jeu. Jusqu'à présent, Barcelone a démontré avoir une faim féroce et a ainsi su enchaîner, en deux saisons, deux Ligas, une Supercoupe d'Espagne et une Champions League. En outre, les joueurs ont commencé cette saison par gagner la Supercoupe espagnole. Si on veut une couronne, il faut combattre avec une foi inébranlable pour l'obtenir.

5 – Les meilleurs doivent jouer et de la meilleure des manières

C'est une condition imparable pour remporter des titres. Cette loi non écrite de ‘récompenser’ les joueurs champions la saison passée dans la suivante peut être faite quand il n'y aura rien en jeu, mais jamais quand on est pas certain du titre et quand on aura des acquisitions de premier niveau qui ont été transférés, précisément, pour renforcer le groupe d'une année à un autre. On peut toujours penser à ce qui aurait pu arriver à Monaco en jouant avec les renforcements du Barça 2006-2007...

6 - Pour gagner les matchs, il faut savoir souffrir

De nos jours, et moins dans un match de compétition, personne ne donne rien. Ca a été démontré face à Séville, une équipe qui a entamé la présaison pour arriver au rendez-vous monégasque dans des conditions optimales pour créer la surprise. Résultat : ils ont obtenu le titre... Le Barça, qui a toujours dominé sur le terrain, a donné la sensation qu'il était trop confiant sur sa qualité individuelle pour revenir dans le match. Il est clair qu'il n'a pas souffert comme il aurait dû souffrir. Comme l’a dit Joan Laporta, “la défaite doit servir à descendre du nuage”.

7 - D'abord, l’équipe ; ensuite, le marketing

Les joueurs devraient être les premiers à être plus soigneux au moment de mener à bien des actes commerciaux. Ils sont dans leur droit d'accepter les offres succulentes qui leur arrivent, mais par un sujet d'image, ils devraient prendre un moment pour s'occuper d’elles. Le ‘bolo’ de Ronaldinho le même jour du match n'a sûrement pas été apprécié et que, dorénavant, celui-ci sera un sujet qui sera plus surveillé beaucoup.


Traduction : http://www.fcbarcelonaclan.com/

Source : SPORT

Posté par TheBelgianLion
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