Array Interview de Raymond Domenech, sélectionneur français, \'Catalan\' et pour le Barça - FC Barcelona Clan

Article | Autres Sélections | dimanche 25 juin 2006 à 11:50  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Enfant d\'un père catalan, avec un nom catalan, Domenech n\'affronte pas cette rencontre entre la France et l\'Espagne comme une de plus…

 Le sélectionneur français sait que le choc face à l'Espagne sera spécial

Raymond Domenech, sélectionneur de l'équipe de France, revendique ses racines catalanes, d'où provient son père. L'imminente dispute de la rencontre face à l'Espagne engendrera un sentiment spécial. Non seulement à cause de l'importance du choc mais également par son passé.

Parlez-vous catalan ?

Je l'ai totalement oublié.

Que vous reste-t-il de votre passé catalan ?

Mon père a émigré de Catalogne vers Lyon en 1936. Il me parlait énormément de sa terre et moi, étant Français, j'ai admiré l'esprit de ces personnes. Je crois que je maintiens encore cet esprit. Mon, père était pour le FC Barcelone, c'est mon club avant out autre. La première rencontre internationale que j'ai vue fut un Gamper.

Veniez-vous à Barcelone ?

Et je continue d'y aller parfois. Enfant j'allais en vacances chez ma famille à Rubi où vivent un cousin et une tante. Nous y restions le mois et finalement, avec mon frère, nous apprenions le catalan. A présent, 40 ans se sont écoulés.

Vos influences footballistiques ont également été Barcelonaises ?

Effectivement. Cruyff m'a marqué. C'est l'un des rares entraîneurs qui concorde ses déclarations, son travail aux entraînements et le jeu de son équipe. Beaucoup parlent de beau jeu mais ne font pas en sorte que cela se produise. Ils n'attendent uniquement que cela se produise.

Et à présent, vous devez affronter l'Espagne. Comment assumez-vous la rencontre ?

Il s'agit d'une rencontre vraiment spéciale pour moi. Je tente de me centrer sur les questions sportives et m'abstraire de mes racines, catalanes ou espagnoles. Nous n'allons pas entrer dans des questions politiques à présent, non ?

Que pensez-vous de l'équipe espagnole ?

C'est l'une des équipes qui a pratiqué le meilleur jeu durant ce Mondial. Pour moi il y a l'Argentine, l'Allemagne et l'Espagne. C'est un groupe qui m'a impressionné par le maniement du ballon, par les nombreux buts qu'il a marqués et par la qualité de ses joueurs. Mais il a également des points faibles. Je ne les dévoilerai pas, je les garde pour moi.

Est-ce un bloc à imiter ?

Non. Chaque équipe a ses qualités. Nous avons d'autres atouts que nous devons exploiter.

Comment parvient la France à cette phase de la compétition ?

Actuellement, au moins, le moteur est en marche. Nous avons un peu avancé. Nous avons quitté une étape et nous sommes conscients que ce qui viendra à présent sera difficile. Nous devons avancer.

Vous voulez dire vous améliorer ?

Sans aucun doute. Il faut gagner pour encore exister. Les joueurs savent que ce sera plus dur, qu'ils doivent s'améliorer énormément s'ils veulent battre l'Espagne.

En se qualifiant, la France s'est-elle libérée ?

Contre le Togo nous avons beaucoup souffert et nous avons respiré tranquillement que lorsque la Suisse a marqué le second but. Alors, pour la première fois dans ce Mondial, nous avons pu nous détendre.

Qui est le favori de huitième de finale contre l'Espagne ?

Personne. Il faut disputer la rencontre et ensuite nous verrons ce qui se produira. Pour nous il s'agit de la rencontre de ce Mondial.

Changerez-vous de système avec le retour de Zidane ?

C'est quelque chose que je n'annoncerai pas avant lundi, après le dernier entraînement.

Que demande votre équipe ?

Qu'elle soit équilibrée. Ce qui est primordial pour un rival comme pour l'attaque du FC Barcelone est de maintenir une bonne défense. Si nous ne sommes pas solides derrière, nous pouvons déjà acheter les billets de retour pour la France.

Quelles cicatrices restent-ils en France des déclarations racistes de Luis Aragonés ?

Cela ne me concerne pas. Nous devons nous centrer sur le sujet sportif. Je n'ai aucun problème avec aucun entraineur. Je ne m'intéresse pas à ce qui se passe avant et après les rencontres. Je ne tente seulement de ne pas croiser un entraineur avant les rencontres. A la fin je lui serre la main et lui souhaite bonne chance. L'un sera vainqueur et l'autre le vaincu, la vie est ainsi.

Estimez-vous qu'il s'agisse d'une rencontre entre vieux et jeunes ?

Cela dépendra de l'énergie que nous serons capables de mobiliser. Nous devons penser qu'une rencontre peut durer 90 ou 120 minutes et il faudra gérer le groupe selon le score au tableau d'affichage. L'objectif est d'avoir un effectif à 200 % mais cela tout le monde le souhaite.

Traduction :

Posté par marco93FCB
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