Array Hommage à Stoichkov (1) : La passion de Hristo - FC Barcelona Clan

Article | Stoichkov | samedi 29 mai 2004 à 18:06  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Après 18 années donnant des leçons de courage, Hristo Stoichkov raccroche les crampons, dans sa maison, son tant aimé Camp Nou…

L’hommage à Hristo Stoichkov sur le forum




Hristo Stoichkov veut dire au revoir au Camp Nou de la plus belle des manières. Avec cette passion débordante qui l’a amené à toujours se livrer à 100 % pour ce qu’il aime. Et les valeurs sentimentales du footballeur bulgare le plus doué de tous les temps se trouvent au Barça et en Catalogne. Sa passion...


Plus qu’un hommage à Stoichkov, il me semble que tu souhaites que ce soit surtout un hommage de Stoichkov au Barça et à la Catalogne...
En effet. Le Barça et la Catalogne m’ont tout donné et pour cela je souhaite que le jour où je raccroche les crampons, où je me vêtirai de footballeur pour la dernière fois, ce soit un hommage aux Barcelonais. A tous les champions qui sont passés par ce club, à tous ces ex joueurs, aux peñas, qui défileront sur la pelouse... En définitive, une fête pour tout ce que représente ce grand club, vainqueur et glorieux.


Le club et le pays ont conquis ton coeur.
Je suis arrivé il y a 14 ans et je me suis pleinement intégré. La Catalogne m’a donné tout ce que je souhaitais et elle m’a adopté comme un fils. Pour cela, c’est un honneur de défendre ses intérêts et ceux du Barça. Lorsque les gens te donnent tant d’affection, tu dois le rendre en donnant encore plus et c’est ce que j’ai toujours essayé de faire.


Cette passion a toujours été réciproque depuis le premier où tu as atterri à El Prat.
Peut être par ma manière d’être, par mon caractère de battant. Le Barça m’a ouvert les portes pour triompher en tant que footballeur et entreprendre une autre vie, à m’éduquer en tant que personne. Pour cela, son maillot occupera toujours une place privilégiée dans mon coeur.


Qu’est ce qui a le plus influé lors de ton transfert, la qualité ou la hargne ?
Les 2 choses, la seconde un peu plus. Je crois que Johan a misé plus sur mon caractère, sur mon agressivité, ce dont avait besoin l’équipe. Il me connaissait bien, car il me suivait depuis un an tout comme Charly Rexach, Bruins et Minguella. Pour moi, ce fut très important de sentir la confiance de l’entraîneur depuis le premier jour.


Imaginais-tu que tu allais marquer toute une époque ?
Rêver ne coûte rien. J’étais déjà Soulier d’or, je triomphais déjà en Bulgarie avec mon équipe et avec ma sélection, je ne me suis pas demandé s’il y avait une raison pour ne pas triompher ici. La seule différence que j’ai trouvé c’est que je devais tout donner pour dépasser les joueurs qui étaient déjà présents.


Et quels joueurs tu as trouvé au Barça !
Un fort pourcentage de mon succès fut les coéquipiers à mes côtés. Sans eux je n’aurais pas triomphé. Nous avions les meilleurs étrangers du monde -Koeman, Laudrup, moi même et ensuite Romario– et les joueurs nationaux marquaient également les différences : Goiko, Txiki, Bakero, Eusebio, Zubi, Guardiola, Amor, Chapi Ferrer... tous. Le Dream Team fut unique.


Tu as tout gagné. Quel titre t’as le plus marqué ?
Au niveau de l’équipe, avec la deuxième Liga (91/92), la première où nous avions remonté tant de points au Réal Madrid et, bien avec la Coupe des Champions. Le 20 mai 1992 est le jour le plus grand de l’histoire du Barça.


Il y a également eu de mauvais moments.
Oui, beaucoup. Mais il faut les vivre et les rappeler. Personnellement, les 2 plus mauvais sont la Coupe Intercontinentale et la finale d’Athènes. Face au Sao Paulo mon but n’a servi à rien. Ils en ont mis 2 autres avec beaucoup de malchance pour nous... Et celle d’Athènes ne peut pas s’expliquer. Mais je continue à penser que si nous aurions remporté la Liga le samedi antérieur, nous aurions remporté la seconde Coupe des Champions. Nous étions relâchés, tandis que le Milan AC a pu se concentrer sur la finale pendant 2 semaines. Cette finale fut la fin du Dream Team.


Tu es resté une saison de plus et, ensuite, ils t’ont vendu à Parme.
Le club a fait une bonne affaire. 6 millions d’euros était une belle somme à l’époque. Johan pensait qu’il fallait renouveler l’équipe et je ne voulais pas continuer en Espagne, je ne pouvais pas affronter le Barça.


Mais ensuite tu es revenu
J’en ai pleuré de joie.


A suivre...



Source : Sport

Posté par marco93FCB
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