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En Une | Clasico Et Derby | mardi 15 avril 2014 à 17:46  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Le Mestalla accueille les deux géants d'Espagne pour la Copa del Rey. Un Clasico unique en son genre...

 

L'historique des confrontations

 

Il y a eu six clasicos en finale de Copa. L'égalité est parfaite, trois victoires chacune. Retour sur ces multiples confrontations qui ont marqués la grande histoire des clasicos.

1936 : C'est le premier clasico dans une finale de Copa. C'est le Real Madrid qui l'emportera 2-1, quelques mois avant le début de la guerre civile. Les buts sont signés Eugenio et Lecue pour le Real, Escolà réduira le score.


1968 :
Le Barça remporte sa 16ème Copa del Rey (lors de sa 20ème finale) au stade Santiago Bernabeu, l'antre du Real, avec un arbitrage contesté d'Antonio Rigo. Le Barça emmené par Carles Rexach, allait dominé la majeure partie du match et s'imposer sur un but contre son camp du défenseur madrilène, Zunzunegui.
À la fin du match, les supporters madrilènes, furieux de voir l'ennemi catalan s'imposer sur ses terres, jetteront des bouteilles en direction de l'arbitre.


1974 : 6 ans après la dernière finale de Copa del Rey entre les deux clubs, le Real Madrid et le FC Barcelone se retrouvent de nouveau lors du dernier match de cette compétition. Le Real compte alors 11 Copas contre 17 pour le Barça. Autre fait d'arme important, les catalans, emmenés par Cruyff, venaient d'infliger 4 mois plus tôt dans l'arène madrilène une lourde défaite 5-0 qui restera dans les annales. C'est donc avec un esprit revanchard que les merengues "reçoivent" au Vicente Calderon les barcelonais. Le Real ne fera pas dans la dentelle, victoire 4-0 (Santillana, Rubiñàn, Aguilar et Pirri) des merengues.



1983 : Détenteur de la Copa après sa victoire un an plus tôt contre le Sporting Gijon, le Real Madrid retrouve pour la 4ème fois le Barça en finale de Copa del Rey. À La Romareda (à Saragosse), le Barça, emmené par Migueli, Maradona et Schuster, veut remporter sa 20ème coupe. Ultra dominateur, le club catalan allait ouvrir le score en première période grâce à Victor Muñoz qui reprenait parfaitement un centre en retrait d'un Diego Maradona intenable. 
Le Barça ratait un tas d'occasions et en seconde période, arriva l'égalisation madrilène. Gerardo joue très mal le coup en voulant jouer tranquillement alors que Santillana était face à lui. Sa passe en retrait pas assez appuyée devient une passe décisive pour l'attaquant espagnol.
Toujours aussi entreprenants et maladroits, les blaugranas ratent un tas d'occasions de buts, se font peur derrière et se dirigent vers les prolongations quand, de la tête, Marcos vient tromper Miguel Angel et offrir la Copa del Rey au club culé.


1990 : C'est un Barça nouveau depuis 2 ans qui joue cette finale au Mestalla face au Real. Cruyff est devenu l'entraineur du club, c'est une période où il pose les fondations du jeu actuel. Le Real est sur une période phare, les merengues ont gagné la Liga chaque année depuis 1986 (soit 5 Ligas consécutives) avec la fameuse Quinta Del Buitre. La transitions semble se faire en cette année 1990 où les madrilènes s'inclinent 2-0.
Un Barça ultra dominateur s'imposait donc en seconde période grâce à des buts signés Amor et Salinas.



2011 : C'est la dernière finale en date entre les deux clubs. Ce match restera l'un des clasicos les plus tendus de l'histoire. Pour le contexte, le Barça, emmené par Guardiola, est au sommet de son art. Six mois plus tôt, le Real Madrid de José Mourinho (venu pour mettre fin à l'hégémonie catalane) prenait une claque au Camp Nou avec 5 buts dans la valise face à un Barça au dessus de tout. Mourinho axera alors sa finale sur l'agressivité débordante de ses joueurs (Pepe, Xabi Alonso, Ramos et Arbeloa) pour casser le jeu blaugrana. Quitte à laisser la plupart de ses éléments offensifs (Benzema, Kaka, Adebayor) sur le banc. Après une première mi temps intense du côté madrilène où les catalans n'ont pu déployer leur jeu habituel, les catalans dominent la seconde période et marquent même par l'intermédiaire de Pedro, qui sera signalé en position de hors jeu. Finalement, c'est Cristiano Ronaldo qui donnera la victoire aux siens d'une tête pendant les prolongations.

 

 

Entre l'obligation de la victoire et la récupération politique

 

C'est un énième clasico (le vingtième en... 4 ans !) qui sert d'affiche pour la Coupe du Roi. Si les deux équipes présentent autant de doutes que de certitudes, la balance penche en faveur des madrilènes au vue des deux dernières rencontres. Malgré une claque reçue à Dortmund, les merengues sont qualifiés pour la demi finale de la Champion's League. Mieux encore, ils dépassent le Barça au classement en s'imposant face à Almeria ce samedi (4-0). Pendant ce temps, c'est un Barça méconnaissable qui rend les armes devant l'Atlético Madrid, et ne se présentera pas en demi finale de la C1 depuis 2007. Un record. Et en Liga, un Granada luttant pour le maintien vient à bout des catalans, ce qui peut les écarter de la course au titre à 5 journées du terme.

Voilà pour la forme actuelle, passons à l'intérêt de cette finale. Ancelotti a l'occasion de gagner son premier trophée et de préparer idéalement sa demi finale face au Bayern, ce qui pourrait lancer le Real sur une fin de saison complètement folle puisque le triplé serait encore accessible. Les madrilènes sont confiants et ont la volonté d'enfin gagner un clasico cette saison. Côté Barça, la donne est plus compliquée. Une défaite plongerait un peu plus les barcelonais dans la crise sportive voire la crise institutionnelle, car la possibilité d'une saison blanche (il y a la Supercoupe d'Espagne) serait trop grande. Mais avec une victoire, les catalans pourront respecter cette tradition de la victoire ancrée depuis la Pep Team, qui est de ramener au minimum un titre par saison, et de reprendre espoir sur cette fin de saison qui peut toujours s'annoncer explosive.



Sauf qu'une victoire en Copa (le Barça est recordmen de la compétition avec 26 trophées) face au rival de toujours peut légitimer la direction en place. Depuis quelques temps, le club collectionne les erreurs et les polémiques extra-sportives, la conséquence des erreurs stratégiques de cette direction s'est déjà faite ressentir la saison passée lorsque le Bayern a piétiné les blaugranas en Champion's League. Mais cela se réitère cette saison, avec un groupe pas renouvelé (la venue de Neymar est l'arbre qui cache la forêt), les blaugranas arrivent à bout de souffle (surtout mentalement), sans ressources tactiques, et un groupe trop conforté dans son passé glorieux pour se remettre réellement en question. L'attitude affichée par les barcelonais lors du quart de finale aller est un contraste saisissant face à des colchonneros prêts à mourir sur le terrain.


Depuis le départ de Pep Guardiola, le club subit une lente régression que ce soit au niveau de l'image, de l'éthique ou du sportif. Les entraineurs choisis sont soit inaptes à exercer leur fonction (Vilanova) ou trop petit face à ce vestiaire de champion (Martino). Malgré les venues de Jordi Alba et Neymar, le fameux défenseur central ne sera tout autre que Song ou le retour de Puyol, tandis que Javi Martinez et Thiago Silva, désireux de venir jouer en Catalogne (en 2012) sont finalement recrutés par d'autres clubs. Si les joueurs ne doivent pas être exempt de tout reproche, Sandro Rosell et ses dirigeants restent les premiers responsables de cet échec. Mais comment remettre en cause une direction si son équipe continue à gagner ? Une victoire en Copa pourrait permettre à Bartomeu de sauver sa face et d'expliquer que cette équipe reste encore la meilleure au monde car ils sont capables de gagner un Clasico sans Valdes et Piqué, et que finalement peu de changements seront à faire. Pire encore, ce génie de la communication pourrait même vendre le couplet "la relève est prête" en évoquant la victoire des U19 en finale de la Youth League (la Champion's League version espoir).



Tandis que la défaite devrait réellement faire prendre conscience à l'environnement barcelonais que l'heure est grave (des pseudos supporters ont insultés les joueurs samedi à leur retour à Barcelone, Puyol qui convoque la presse pour rassurer tout le monde) et qu'il serait temps de changer les choses. Si en plus les joueurs doivent faire un pasillo aux colchonneros à la dernière journée, au Camp Nou...

Le tableau noir dressé ne doit pas remettre en cause l'envie de l'équipe d'aller chercher cette Copa, ni d'espérer une défaite pour que les choses changent. Cela reste un Clasico et la victoire des catalans est la première chose à souhaiter.

Le dilemme reste présent, entre l'envie de voir ce Barça remporter la Copa face au Real et le désir de devoir changer les choses. Mais là encore avec un vestiaire aussi fort et soudé, la tâche ne sera pas facile.


 

 

Convoqués

 

Tout l'effectif ira à Valence, même les blessés, sauf Valdes. Piqué et Puyol travaillent en marge du groupe tandis que Bartra a rejoint le groupe à l'entrainement sans le feu vert médical. Mais le jeune défenseur devrait tenir sa place puisque Piqué et Puyol ont de grandes chances de ne pas être prêt pour la finale.

Les disponibles : Pinto, Oier; Montoya, Cesc, Xavi, Pedro, Iniesta, Alexis, Messi, Neymar, Mascherano, Busquets, Song, Alba, Afellay, Cristian Tello, Adriano, Alves, Sergi Roberto

Les blessés : Puyol, Piqué, Bartra, J. Dos Santos et Isaac Cuenca.


Idem pour Ancelotti, le technicien italien a décidé d'emmener la totalité de son effectif en plus de 4 canteranos (Llorente, Willian, Medrán et Castellano). Cristiano Ronaldo est le grand absent de la finale. Forfait pour une lésion musculaire, Ancelotti préfère ne prendre aucun risque afin que l'international portugais soit présent face au Bayern. Khedira a repris les entrainements avec le groupe mais est encore trop juste, au même titre que Marcelo. Un temps incertain, Sergio Ramos sera finalement présent.

Le groupe : Iker Casillas, Diego López, Jesús Fernández, Carvajal, Pepe, Sergio Ramos, Varane, Nacho Fernández, Coentrao, Llorente, Xabi Alonso, Illarramendi, Casemiro, Modric, Isco, Bale, Di María, Benzema, Morata et Willian José.

 

 

 

 


Posté par Tele-Santana
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