Array Ce soir 20h30, ½F Final Four : CSKA Moscou - Winterthur FC Barcelona - FC Barcelona Clan

Article | Basket | vendredi 28 avril 2006 à 19:52  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Le Winterthur Barcelona affronte sa première rencontre de la Final Four devant le CSKA avec une mentalité de gagneur…

Pavel Bem, maire de Prague et l'homme qui a fait que sa ville soit le lieu de la Final Four, était hier rayonnant. En partageant sa table avec le meilleur joueur de chaque équipe et avec les quatre entraîneurs et entouré d'une une demi-centaine de caméras il a dû penser que c'était l'un de ses meilleurs investissements. “C'est un grand spectacle qui va être offert dans la ville la plus belle”, a-t-il expliqué tandis qu'Ivanovic et Perasovic ne pouvaient dissimuler que les actes protocolaires n'étaient pas leur fort et que Gershon et Messina plaisantaient sur les tribulations de l'Italien à Moscou ou le pouvoir de sa mère sur les décisions techniques de l'Israélien. C'était la présentation de la Final Four et chacun jouait son rôle. En face, 300 journalistes comme lien pour les millions de supporters qui vont suivre le meilleur spectacle que le basket européen puisse offrir. Une véritable fête.

À cette même heure les rues de Prague commençaient à se teindre de bleu et grenat - par les supporters du Tau Vitoria - et, surtout, de jaune parce que les supporters du Maccabi Tel Aviv vont être majoritaire. Le Barça sera bien seul parce qu'entre certains (le club) et d'autres (agences de voyages) ont épuisé les anxiétés pour voyager et seul les très courageux, qui ne seront pas plus de 500, ont osé se déplacer vers la belle capitale tchèque pour voir de leur vivant et en direct la neuvième participation de leur équipe dans une Final Four, maintenant sans la pression de savoir qu'il s'agit plus d'une dette en suspens - elle a été épongée par Svetislav Pesic au Palau Sant Jordi en 2003- mais avec le même espoir de toujours. Après le succès de mercredi devant le Milan AC, seul le CSKA sépare le club blaugrana du doublé européen en finale et le Barça d'Ivanovic est à deux victoires du titre. Chose que seules quatre équipes peuvent en dire autant après six mois de compétition.

“Combien de fois le Barça a annoté plus de 80 points dans cette Euroligue ? 4 ?”, a répondu Ettore Messina quand lui on a insinué que son équipe était défensive. L'Italien, qui a déjà gagné deux fois cette compétition, sait que ces rencontres sont remportées par l'équipe qui se trompe le moins et pour cela il a effondré l'équipe la plus offensive que Dusan Ivkovic, qui a été défenestré après avoir perdu à Barcelone, à Tel-Aviv et à Moscou, et il a construit un groupe avec un esprit de défense, qui s'est augmenté avec la blessure du Danois David Andersen, sa plus grande référence offensive, et son remplacement par le Belge Van den Spiegel. “Le CSKA joue mieux maintenant qu'avec Andersen”, explique Dusko Ivanovic, qui ajoute qu' “ils ont su changer et maintenant il est équilibré. Je préférerais que joue Andersen”.

Sans savoir quels sont les véritables désirs, le Barça affronte sa neuvième demi-finale avec la tranquillité du titre de 2003 tandis que le CSKA le fait avec le poids de trois échecs consécutifs. Une équipe formée sur une base de millions de dollars pour gagner a été successivement brisé par le Barça (2003), Maccabi Tel Aviv (2004) et Tau Vitoria (2005) sans que dans aucune des trois occasions il puisse même arriver en finale. Pour la quatrième tentative il compte sur un nouvel entraineur et trois nouveaux joueurs (Langdon, Vanterpool et Smodis), en plus de Van den Spiegel, remplaçant d'Andersen. Pour le moment les événements se passent bien. Ils ont déjà la Coupe russe - normal parce qu'ils y sont très supérieurs - et dans l'Euroligue ils ont remporté 17 des 22 rencontres disputées, y compris 8 des 9 dernières.

Avec un 5 de départ composé formé par Holden, Langdon, Vanterpool, Smodis et Savrasenko et avec seulement deux remplaçants (Van den Spiegel et Papaloukas), le CSKA est un ensemble de caractéristiques semblable aux blaugranas. Leur point fort est le jeu extérieur, ils n'ont pas de joueurs déterminants à l'intérieur de la raquette et ils essayent que des joueurs offensifs défendent plus fortement que d'habitude. Messina essaye de faire oublier le revers traumatisant souffert l'année dernière à Moscou, prête alors pour la grande fête, et que l'on récupère l'esprit gagnant qui les a mené aux quatre titres européens, bien que ceux-ci soient arrivés presque dans la préhistoire du basket moderne (1961, 1963, 1969 et 1971) et quand ce n'étaient pas les dollars mais les impositions politiques qui apportaient les meilleurs joueurs russes - alors soviétiques - à celle qui était l'équipe de l'armée rouge.

Un rival dans ces conditions n'est pas, bien au contraire, le pire que pouvait affronter un Barça en reconstruction. Arriver jusqu'ici avec un nouvel entraineur et huit nouveaux joueurs tient du mérite, bien que cela soit toujours plus facile lorsque l'on dispose d'un budget important. Ivanovic estime qu'il ne se conforme pas d'être parvenu à la Final Four et il est évident que son esprit de gagnant, lui, demande beaucoup plus. Mais, avec le potentiel du CSKA en marge, l'entraineur monténégrin va avoir quelques problèmes. Il a besoin d'un leader indiscutable (Navarro ?), d'une demi-douzaine de joueurs avec leur rôle bien retenu et d'une très bonne prestation de certains hommes (Thornton et Cota, par exemple) qui jusqu'à présent n'ont pas répondu. Les 'puritains' ajouteront une mentalité et la défense, mais les deux choses sont considérées comme acquises lorsque l'on dispute le titre le plus relevé de la saison en seulement deux rencontres. Tous savent qu'ils sont à un pas de la gloire européenne et qu'ils doivent le donner à Prague. C'est la grande occasion du basket durant une année européenne qui se révèle triomphale pour le Barça.




Traduction :

Posté par marco93FCB
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