Array Andres Iniesta, le prince - FC Barcelona Clan

Article | Iniesta | dimanche 31 mai 2009 à 13:07  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Le petit prince barcelonais a illuminé la rencontre de mercredi de sa grâce.

La coupe, parfait chapeau pour IniestaLa pelouse de Rome garde encore les traces d'un prince de porcelaine qui a joué, peut-être, le match de sa vie. On a donné le titre du meilleur joueur de la finale à Xavi, son ami, son ami très cher , mais ce qu'a fait Andres Iniesta restera dans les mémoires pendant des siècles. Il venait de revenir  après deux semaines de blessure grâce aux soins prodigués par les mains habiles d'Emili Ricart qui lui faisait faire des longues promenades sur la montagne de La Mola, près de Terrassa. Plus que la promenade, c'était l'aide psychologique d'Emili qui était décisive. Andres, le prince, savait que ses muscles n'allaient pas le trahir. Le football lui appartient tout entier. C'était le cas à Fuentealbilla (Albacete) à l'époque où c'était un gamin malingre qui paraissait pouvoir s'envoler au moindre coup de vent. Des nèfles! Que de naïveté! C'est ce qu'ont pensé ces ogres mancuniens. ...Que de naïveté.

Après quelques minutes de tâtonnement, le temps de s'échauffer un peu, de mettre en marche ces muscles si fragiles, le prince s'est mis à distribuer des "caramelos", comme dirait Franc Rijkaard, c'est-à-dire des caviars, sur la pelouse de Rome avec tant de majesté qu'on eût dit qu'il flottait. On eût dit qu'il volait. Contre les blancs, hypnotisés par un joueur "unique", pour reprendre les paroles de Xavi, qui a charmé absolument tout le monde, il a tout donné. Andres s'est emparé du ballon, et tout en glissant lestement sur les vagues de cette mer agitée qu'était le terrain de jeu à ce moment-là, il a vu Eto'o, il l'a servi, il lui a permis d'allumer le flambeau de la victoire barcelonaise. A partir de ce réveil, Iniesta n'a plus lâché le ballon.

Cela a toujours été ainsi: à Fuentealbilla, à La Masia (te rappelles-tu, Andres, quand tu t'es endormi pour ta première avec les jeunes?), au Camp Nou, au stade Olympique de Rome qui a achevé de faire de lui une vedette. Personne ne pouvait le contraindre à abandonner ce ballon avec qui il ne fait qu'un, absolument personne. Andres par-ci, Andres par-là; partout. Combien y avait-il d'Iniesta sur le terrain? Un bon millier? Je porte le coup fatal et je m'en vais. Je viens, je surprends, je fais peur. Je m'empare du cuir et je dribble tous ceux qui se mettent en travers de mon chemin, que ce soit Ferdinand, Carrick, Vidic ou le spectre de Matt Busby, la légende de Manchester. Eto'o et Messi ont marqué mais comme l'a dit si bien Xavi à Iniesta: "Andrew, après ton but à Stamford Bridge on ne peut pas ne pas remporter la Champions."

Chose promise, chose due. Les princes ont une aura réelle qui les rend merveilleux. Quand Guardiola l'a remplacé (il lui a seulement demandé de ne pas tirer du droit), Rome lui a fait une révérence remarquable qui a commencé dans les gradins, s'est poursuivie sur le banc, et a pris tout son sens dans les bras de Guardiola. Andres Iniesta Lujan, le football.


Source: El Periodico

Posté par Rivaldo89
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