Array Alexis Sanchez : « je ne peux pas jouer comme en Italie » - FC Barcelona Clan

En Une | Alexis Sanchez | samedi 14 septembre 2013 à 00:30  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Mis en confiance par Tata Martino depuis le début de saison, Alexis Sanchez se sent mieux au Barça. Le joueur chilien est revenu dans une interview à El Pais sur son enfance, sa relation avec Pep Guardiola et son rôle au Barça.

Durant le break international, Alexis Sanchez a donné une interview au journal espagnol El Pais dans laquelle il revient sur son enfance et sur son adaptation et son jeu au Barça. Lors de cet entretien, l'ancien joueur de l'Udinese nous apprend qu'il n'aimait pas trop travailler à l'école et qu'il préférait aller jouer au foot dans la rue. Le joueur né à Tocopilla (une ville très pauvre de 23 986 habitants) avoue même que s'il n'avait pas réussi dans le foot il serait sûrement laveur de voitures aujourd'hui. Réputé dans toute sa ville pour ses talents de footballeur, le jeune Alexis a reçu ses premiers crampons de la part de Mr. Courtois (maire de Tocopilla) : une paire de Reebok. Rapidement El Niño Maravilla a su qu'il saurait professionnel...

Quand est-ce que c'est devenu évident que tu serais footballeur ?
Depuis que je suis petit, presque bébé, ça a toujours été clair pour moi. Je disais à ma mère : « détends-toi, je vais devenir footballeur et j'arrangerai tout, nous aurons beaucoup d'argent ». Et elle rigolait. Je disais aussi à mes amis : « toi je vais te donner une voiture, toi une maison... ». Je rêvais d'aider tout le monde et de rendre Tocopilla meilleure... Je n'ai pas acheté de voiture à mon ami, il a besoin de la gagner, mais je cherche toujours un moyen d'aider Tocopilla comme je peux - je trouverais un moyen. J'ai réalisé les rêves de ce garçon qui jouait dans la rue contre des adultes - et ils me donnaient de sacrés coups! Mais je revenais joué contre eux à chaque fois. Mon football est celui de la rue.

C'est difficile de jouer à Barcelone ?
Oui, je le pense. J'ai dû apprendre à jouer au football de nouveau. Je ne peux pas faire ici ce que je faisais en Italie. Avant de jouer un un-contre-un, je dois ouvrir le terrain, chercher de l'espace. Avant, j'attendais toujours que le ballon arrive à mes pieds, j'essayais d'éliminer trois joueurs, et j'étais celui qui faisait la passe dans l'espace. Les autres joueurs ouvraient le terrain pour moi.

Villa avait dit qu'au Barça il avait beaucoup regardé Pedro pour comprendre ses mouvements. Et toi ?
Je regarde tout le monde, parce que je peux apprendre quelque chose de tout le monde. Je peux apprendre de l'accélération d'Iniesta, des mouvements de Xavi, de la réflexion de Messi avant de recevoir la balle, du travail de Pedro... La confiance que Guardiola m'a donné m'a vraiment aidé pour apprendre le style de jeu du Barça.

Comment ça ?
Il m'a porté une attention particulière et m'a fait confiance. Parfois il disait aux autres joueurs : « passez le ballon à Alexis, donnez lui dans le dos, il sait comment protéger le ballon ». Cela me faisait me sentir bien, comme une Ferrari.

Penses-tu que tu es un meilleur joueur que lorsque tu es arrivé ?
Je pense que je me suis adapté et c'est vraiment important lorsqu'on parle de la meilleure équipe du monde. Mais je ne suis toujours pas ce que je peux être, je suis sûr que je peux être meilleur, et quand je joues je ne suis complètement libéré. J'ai montré que je peux éliminer des joueurs et donné une passe décisive, je l'ai fait en Italie - mais j'ai aussi le sentiment de ne pas l'avoir encore démontré. C'est pourquoi parfois j'ai envie de jouer le un-contre-un mais je ne peux pas tirer, parce que l'équipe est derrière moi et je sais que je dois passer la balle en arrière pour que l'action se lance. Nous avons un style de jeu particulier et je sais que je dois m'y adapter.

Avec le Chili, tu joues différemment ?
Evidemment. Pour commencer avec le Chili je me sens plus libre, parce que le style de jeu est différent. Je me fatigue moins qu'avec le Barça parce qu'en équipe nationale je dirige le trio d'attaque, sur tout le terrain et pendant tout le match. Le Barça est unique, il n'y a pas d'autre équipe qui joue ainsi, dans l'histoire il n'y aura pas une seule équipe avec autant de talent, ça joue si bien.

Tu dis qu'au Barça tu ne te sens pas libéré. C'est à cause de la pression ?
Non, si je ne suis pas libéré, je l'assume, c'est seulement à cause du jeu. Les gens me mettent la pression et espèrent que je marque des buts, donne une passe, et ça je le prends très positivement. La confiance est tout pour un joueur.


Source: El Pais

Posté par jAX
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