Array Où va Dani Alvès ? - FC Barcelona Clan

En Une | Dani Alvés | jeudi 28 mai 2015 à 18:37  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

L'inimitable arrière droit avait donc convoqué une conférence de presse mardi pour faire un point public sur sa situation. Entre amertume, gaieté et énergie, une interview à son image… Retour sur les principales informations et les analyses du Clan.

L'inénarrable arrière droit de Barcelone a commencé sa conférence de presse en déclarant que son avenir est incertain : « J'ai plusieurs options, mais je vais prendre une décision après la finale de la Ligue des Champions, pas avant, parce que sinon je vais me laisser distraire. » 

Il a ensuite poursuivi: « Si je suis ici aujourd'hui devant vous, c'est pour mettre les choses au point, me défendre. J'ai entendu beaucoup d'idioties et de non-sens. Certains ont été irrespectueux envers moi et j'ai atteint mes limites. Chacun publie ses propres interprétations dans les journaux, en fonction de ses intérêts. Je suis arrivé à ma limite. Je ne veux pas répondre à quelqu'un en particulier, mais me défendre de toutes les choses qui se disent. »

Alvès a été catégorique : « À ce stade, ma poursuite à Barcelone, est exclue. Si le club veut me prolonger, ils savent ce qu'ils ont à faire. Si c’est une question d’argent ? Je ne pense pas à l’argent. Tout ce que je demande, c’est du respect pour le travail que je fourni, comme tout professionnel. J’ai passé toute la saison à entendre que j’allais être vendu. Mon contrat expire le mois prochain. Je ne peux pas supporter que tout ce que j’ai fait pendant mon temps au club soit dévalué. Si le club m’a montré tout le respect que je mérite ? Non. Je ne pense pas que certaines personnes reconnaissent le travail que j’ai fait au sein de ce club et, si c’est le cas, des décisions devront être prises. »

Le Brésilien a clarifié son état d'esprit actuel : « Je dois dire qu'actuellement, j'ai les deux pieds à l'intérieur de l'équipe mais que j'ai un pied, mon corps et ma tête en dehors du club. Je suis engagé avec l'équipe à 200%, mais avec le club, je ne suis qu'à 10%. Je ne vais pas accepter d'être sous-évalué, ni de laisser sous-évaluer ce que je fais et ce que j'ai fais pour ce club. Cela m'a demandé beaucoup d'efforts, j'ai beaucoup travaillé, mais le club ne l'a pas mesuré, il ne m'a pas reconnu à ma valeur. »

« Il ya un an, six mois, le club ne voulait pas renouveler mon contrat. Jusqu'à ce qu'ils sachent pour l'interdiction de la FIFA. Ils voulaient me faire continuer pour trois mois. Le président sait déjà ce qu'il doit faire pour que je reste. S'il le fait, très bien. S'il ne le fait pas, tant pis. »

« Ma dernière conversation avec le président date d'il y a moins d'un mois, mais nous avons parlé de choses qui n'ont pas d'importance, même pour moi les choses dont nous avons parlé n'avaient pas d'intérêt, alors elles n'en n'ont pas pour vous non plus. Je ne fais pas du chantage au club, je défends ce qui m'appartient. »

« Je ne veux pas que Luis Enrique ou Messi interviennent. Je pense que j’ai assez fait pour mériter de rester. Je ne vais pas attendre les élections pour décider de mon avenir. Je déciderai après la finale de Ligue des Champions. Mon futur, c’est moi qui le contrôle.  L’entraîneur ne me fait pas jouer parce que je suis beau mais parce que je travaille tous les jours pour le mériter. Je ne suis pas incontournable, mais je suis meilleur qu’il y a cinq ou six ans. Mon problème, c’est que je suis franc. »

Le joueur blaugrana a admis avoir des offres d'autres clubs : « Je ne veux pas comparer, mais d'autres clubs me valorisent plus que ce que ne le fait le Barça. » À noter le « non » ferme à la question d'une possible arrivée au PSG.

Sur le timing et le manque de respect d'Alvès vis-à-vis du Club :

Bahri : « Personnellement, je fais une distinction entre le club et cette direction. Dans la conférence de presse, il parle d'ailleurs de son attachement à l'équipe et aux culés. On peut lui reprocher le timing, on peut se dire qu'il aurait pu faire comme Valdès, bouder dans son coin et quitter sans donner d'explications (lui, il avait même refusé que la direction lui organise un hommage), moi je le vois comme un indicateur qu'il veut rester et qu'il fait ça comme une dernière carte pour pousser la direction à céder. Une direction qui l'avait complètement ignoré jusqu'à la sanction et même là, elle était hésitante pour lui demander de prolonger. Il aurait peut-être dû attendre jusqu'à la fin de la saion. Mais il s'est peut-être dit qu'avec la probable euphorie de fin de saison qu'il risquait d'être dans une position moins confortable pour négocier. (il y a aussi cette rumeur que la FIFA pourrait finalement faire tomber la sanction)
Et quand on connaît le personnage, il n'y a vraiment pas de quoi être surpris. »

Les motivations d'Alvès, ses performances et les rapports de forces...

Joul : « C'est bien beau de dire qu'il ne veut pas plus d'argent... Mais il attend quoi alors ? Que Barto et les autres s'agenouille devant lui ? 
J'adore Alvès, et je n'ai pas spécialement apprécié le traitement du club à son égard, mais comme cela a été rappelé aussi, l'année dernière et celle d'avant, Alvès ne donnait pas vraiment satisfaction sur le terrain. 
On peut comprendre que le club ait hésité avant de le renouveler, c'est la loi du foot. L'année dernière, le club voulait le vendre puis prendre Cuardado, mais Alvès n'a pas eu d'offre satisfaisante, alors le club a décidé de le garder et de le prolonger. Il l'a mal pris, mais s'il avait joué la saison dernière comme celle-ci, il y a de forte chance pour que la demande de prolongation soit arrivée plus vite...

Donc, comme toujours, personne n'est tout blanc ou tout noir dans cette histoire.

Mais dire maintenant que ce n'est pas une question d'argent... C'est nous prendre un peu pour des jambons. Sa conférence de presse était encore un autre moyen de remettre un coup de pression sur le club pour avoir ce qu'il veut. Et quoi qu'on en dise, il aurait pu choisir un moment plus opportun que juste avant les deux finales... »

paul philippe : « Nombreux sont ceux, ici, qui penchaient pour un départ d'Alvès il y a 6 mois tant ses prestations étaient faibles. Pas anormal, alors, que le Club ait le même sentiment. 
On était si loin du meilleur latéral du monde !
Les choses sont aujourd'hui sensiblement différentes, dues à l'interdiction de recrutement conjointement au meilleur rendement du joueur lors des trois derniers mois.
Du coup, le rapport de force est inversé, et Alvès en joue. Trop.
Il y a un coté indécent à utiliser ce fameux argumentaire lié sur le "manque de respect", formule acceptée et politique de "manque de zéro " !!
Certes, le joueur a apporté beaucoup au club, mais la réciprocité n'est elle pas, au moins, de mise ?
Il y a un manque de dignité de la part du joueur à se servir de la presse pour obtenir ce qu'il souhaite, surtout à cette période et dans ce contexte. Une forme d'indécence a répéter qu'il n'en fait pas une question d'argent : mais si ce n'est pas cela, c'est quoi au juste le problème ?
Il n'existe pas d'amour sans preuves, et en foot les preuves sont uniquement chiffrées, pour Alvès.
À part ça, le compte rendu de la conférence de presse du joueur sur le site officiel est (logiquement, sans surprise) un modèle du genre ! »

Same old song ?

Wedge a déterré les déclarations accompagnant la dernière prolongation du Brésilien :

« Alvès avait déjà fait un cirque phénoménal. En fouillant son vieux topic de 2011, j'ai retrouvé une de ses déclarations à l'époque pour nous mettre la pression : 

« Je n'ai pas le sentiment que le club ait fait tous les efforts afin de renouveler mon contrat. Je veux qu'un accord soit trouvé dans les jours à venir. Je ne vais pas être hypocrite : si le club veut me remplacer, cela pourrait leur coûter cher. Je veux qu'on me paie en fonction de mon importance mais aussi de mon influence au sein de l'équipe. S'ils le font, je serai sur la lune mais si ce n'est pas le cas, je remercierai tout le monde pour ces années passées ici. Mon nom fait déjà partie de l'histoire du club ».

Un futur sans Alvès...

Valdès, Puyol, Xavi... Alvès... les symboles s'en vont les uns après les autres. Les noms de Aleix Vidal (Seville), Cédric Soares (Sporting Lisbon) ou Fabinho (Monaco) circulent avec insistance. Sans oublier Marc Bartra qui, dans un profil différent, pourrait mettre à contribution sa rapidité, sa taille et sa solidité défensive et profiter d'un temps de jeu plus conséquent.


Posté par Clément
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