Array Mission (encore) impossible ? - FC Barcelona Clan

Article | News | mardi 23 février 2016 à 10:22  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Notre adversaire en Ligue des Champions vit aussi une saison particulière avec l'espoir de décrocher une nouvelle fois la Barclays Premier League.

Les Gunners ont faim de titre, enfin la bonne année ?

Arsène Wenger se veut ambitieux et faire à nouveau d'Arsenal le champion du royaume après onze années de disettes, d'espoirs, de déconvenues, d'année creuses, puis de renouveau. Pour se faire, l'Alsacien frappe fort sur le marché des transferts avec la signature très tôt du portier Petr Cech, ancien pensionnaire de Stamford Bridge, immense gardien qui a tout gagné chez les Blues. Le premier match de la saison arrive justement contre le Chelsea de Mourinho que Wenger n'a jamais battu jusqu'à ce jour de début août où les gunners s'imposent 1 à 0 sur un but d'Oxlade-Chamberlain, qui semble enfin parti pour faire une grosse saison. Malgré ces signes encourageants, Arsenal ne parvient pas en début de saison à tenir son rang et se fait surprendre face au West Ham bien en place de Payet et Bilic, équipe qui se révélera versatile pour les gros par la suite. Les Gunners s'imposent timidement face à Crystal Palace et font un piteux nul contre Liverpool à l'Emirates, sauvé déjà par leur nouveau gardien tchèque. Comme à son habitude, l'infirmerie du club fait sa star et retient plusieurs joueurs : Arteta, Rosicky, Wilshere et Welbeck, mais cela n'empêche pas Wenger de ne pas recruter de nouveaux joueurs.


Le début de saison est poussif, c'est alors qu'arrivent les premières échéances européennes, Arsenal se retrouve dans un groupe qui semble plus qu'abordable avec le Dinamo Zagreb, L'Olympiacos et l'ogre bavarois, mais un manque de sérieux criant met les ouailles de Wenger dans une posture délicate avec deux défaites avant de jouer sa survie dans la compétition face au Bayern de Pep à l'Emirates. Pour ne rien arranger, les Gunners s'inclinent 2 à 0 face à Chelsea en étant réduit à 10 suite à l'expulsion d'un Gabriel tombé dans le piège de Costa (qui sera sanctionné de plusieurs matches de suspension suite à cet épisode). Arsenal se doit d'engranger des points au plus vite, les Gunners viennent alors à bout d'un surprenant Leicester encore invaincu 5 buts à 2, lançant ainsi une série de cinq victoires dont une magnifique leçon face à Manchester United. Entre temps, les Canonniers font l'exploit sur la scène européenne en venant à bout du Bayern 2 à 0, match important pour la confiance. Malheureusement l'équipe perd aussi ce soir-là Ramsey et Bellerin, Koscielny se blessant avant le retour, l'équipe s'incline lourdement en Bavière, entraînant une spirale négative lors des matches à l'extérieur (défaite à West Browm, nul à Norwich, victoire contre Aston Villa et lourde défaite contre Southampton).


Un mental défaillant, encore ?


Arsenal a eu plusieurs fois l'opportunité durant la saison de se mettre à l'abri de ses concurrents, mais l'équipe rate le coche lors de cette fameuse spirale... À l'aube de la 12eme journée, Arsenal est à égalité avec Manchester City qui fait un surprenant match nul face à Aston Villa, lanterne rouge du championnat. Il y a là une première occasion pour les hommes de Wenger de prendre des points aux Citizens mais aussi aux Spurs à l'Emirates, mais l'équipe de Pochettino ne réussit guère à celle de Wenger en championnat (un nul et une défaite la saison passée), et dans un match difficile, Arsenal trouve la lumière à nouveau grâce à son maître à jouer Mesut Özil, qui d'un centre délicieux fait marquer un Gibbs à l'affût, mais cela ne suffit pas à faire mieux qu'un nul, première occasion gâchée. Des occasions, le club en a tant sur le terrain qu'au classement avec des matches dit « simples » : West Brom, Norwich, Sunderland et Aston Villa, mais les Gunners se plantent en beauté contre Tonis Pulis et s'inclinent 2-1 avant de faire un nul très décevant contre Norwich, encore une occasion ratée. Pire qu'un retard au classement, Arsenal perd en deux matches son double pivot Coquelin et Cazorla pour plusieurs mois.

Néanmoins, Arsenal n'est pas le seul gros du big four à perdre bêtement des points, City est aussi à la traîne et s'incline notamment 2-0 à Stoke. Ce sont deux équipes au parcours similaire qui se retrouvent à Londres pour un duel importantissime dans la course au titre, un duel qui voit Arsenal sortir vainqueur face à l'équipe déséquilibrée de Pellegrini, Wenger appliquant la même recette que la saison dernière pour en venir à bout (laisser la balle aux Citizens). Dès lors, les esprits s'enflamment encore, Arsenal revenant dans la course au titre après avoir mis Manchester City à genou. L'euphorie d'une telle victoire retombe vite et les Gunners sortent à nouveau leur pire match de la saison contre Southampton après les fêtes, comme l'année passée, en s'inclinant 4-0. Le titre ne semble pas encore perdu, mais il faudra se mesurer à des adversaires inattendus... 


Trois prétendants à la couronne ? 

Manchester City ne semble pas taillé pour le titre cette année (même si nous ne sommes pas à l'abri d'une surprise) : une défense en lambeau, un milieu déséquilibré, des recrues qui manquent d'impact ou blessés, l'annonce de l'arrivée de Pep n'arrangeant rien, mais alors qui peut prétendre au titre cette année ? Chelsea s'est mis hors course dès le début de la saison et c'est ironiquement Ranieri, éternel loser aux yeux de beaucoup, chassé de Chelsea par Mourinho, qui mit fin à l'épopée londonienne du technicien portugais, oui le karma est taquin.

Le coach italien entraîne une surprenante équipe de Leicester qui n'avait guère d'ambition en début de saison, mais le technicien a pu s'appuyer sur des joueurs en pleine confiance et en pleine réussite : Kanté, Marhez, Drinkwater ou encore Vardy, des joueurs dénichés par le jeune scout Ben Wrigglesworth, recruté depuis par Arsenal. Sans pratiquer un jeu flamboyant, l'équipe est solide défensivement et joue crânement sa chance face au gros. L'équipe n'a plus qu'une compétition à jouer et semble tenir la distance. Autre prétendant au titre qui ne fait pas de bruit à l'image de son coach : Tottenham, une équipe cohérente tactiquement, et qui s'appuie sur une jeunesse anglaise triomphante avec Alli ou Dier, ainsi que quelques recrues judicieuses comme Alderweireld et Son. Arsenal semble être le troisième larron de cette bataille pour la couronne, l'équipe semble juste quantitativement une fois de plus à cause des blessures et continue son parcours en dent de scie fait de victoires, de nuls rageants (contre Stoke et Liverpool) et de défaites humiliantes ; notamment contre Chelsea, qu'Arsenal n'arrive plus à battre en championnat. Les hommes de Wenger se présentent alors à Leicester avec cinq points de retard.

About Time


Il est temps, temps pour Arsenal de reprendre goût à la victoire, la F.A. Cup ne suffit plus, il est temps pour Wenger de gagner à nouveau la Barclays Premier League, à plus forte raison lors d'une saison avec des concurrents historiques semblent en perdition. Pour se faire, il faut venir à bout de Leicester City afin de revenir dans la course. Une première mi-temps difficile pour les gunners : Kanté sort un match monstre et Vardy transforme un penalty concédé par Monreal. Menée à la pause, autant dire que la tâche s'annonce difficile pour une équipe qui n'a plus remporté un match en PL après avoir été dominé au score depuis le fameux Chelsea - Arsenal de 2011 (5-3 pour les gunners).

L'histoire est en défaveur d'Arsenal, mais l'équipe martèle les cages de Leicester pendant 45 minutes et égalise par Walcott avant que Welbeck, revenu de neuf mois de blessures, n'offre la victoire aux siens à la 94eme sur un énième coup de patte d'Özil. C'est en ce point que l'équipe doit se transcender, en finir avec son image de "loser", d'infirmerie pleine et de faux espoirs. Ce match doit être le déclic pour l'équipe attendu depuis si longtemps et enfin avoir un mental d'acier (Wenger ne s'y trompe pas, il se murmure que Cech pourrait être promu capitaine la saison prochaine). Les prochains matches décideront de la capacité ou non d'Arsenal à être champion, et puis quel meilleur terrain que White Hart Lane pour se hisser au sommet de la Premier League ? Réponse le 5 mars.

Ecrit par Kampberg.


Posté par Aimar
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