Array Messi: le meilleur est encore à venir - FC Barcelona Clan

En Une | Messi | mercredi 17 décembre 2014 à 16:19  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Ronaldo inscrit un triplé ? L'Espanyol ouvre le score ? C'est pas grave, nous avons Messi. Après être devenu au cours du mois dernier le meilleur buteur de tout les temps en Champion's League et en Liga, le lutin argentin a trouvé en un week-end pluvieux de Décembre le moyen d'inscrire son nom à deux nouveaux records à son palmarès au terme d'un match qu'il aura éclaboussé de sa classe. Et le pire dans tout ça, c'est qu'à mon avis, le meilleur est encore à venir.

Comme nous allons vite. Comme nous avons vite fait de critiquer et enterrer nos plus belles idoles. Comme le football va vite lorsqu’il est entre les pieds de la légende Messi. L’année dernière, à cette période, Messi était en convalescence politique en Argentine. Parti se ressourcer, parti se préparer à l’abri des regards pour la Coupe du Monde. Combien doutaient de sa capacité à revenir au plus haut niveau, le sien, celui qu’il est le seul à pouvoir atteindre ? Combien craignaient de ne jamais revoir cette accélération, cette vivacité dans les crochets ?

Un an plus tard, une Coupe du Monde plus tard, un changement d’entraîneur plus tard et au milieu d’une équipe en pleine transition, la Pulga nous a rassurés.

À 27 ans, Messi a déjà conquis le monde du football, par la manière et le souvenir qu’il laissera dans la mémoire collective mais aussi par le nombre incalculable de trophées, individuels et collectifs, qu’il a emportés. Cependant, beaucoup ont critiqué le numéro 10 argentin, en dessous de son niveau ces 18 derniers mois, selon certains. Le dernier commentaire en date nous venant de la légende de Manchester United, Paul Scholes, affirmant que Leo semble s’ennuyer sur le terrain. Mais en réalité, ce qui est arrivé à Leo est juste une transition vers le statut de légende du sport qu'il se révélera être.

En tant que personne Messi a beaucoup grandi ces deux dernières saisons. Deux années difficiles autant pour le club que dans sa vie privée. Et tandis que la déception de la Coupe du monde aurait dû entraîner un vrai contrecoup pour le capitaine de l'Albiceleste, rares sont les observateurs qui soulignent qu’au contraire, Leo semble en sortir grandi. Perdre la finale pourrait avoir été un mal pour un bien pour Leo, gagnant enfin l'amour de beaucoup d'Argentins tout en lui donnant une raison de continuer à vouloir gagner. Aujourd’hui, Leo est beaucoup plus qu’une accumulation de titres et de records. Leo est voué à être un symbole du club à l’instar d’un Totti pour la Roma ou d'un Del Piero pour la Juventus.

Mais la compétition est toujours en cours, semble-t-il. Cristiano Ronaldo inscrit un triplé au Celta Vigo (dont un but sur un penalty très généreux) ? Messi répond dès le lendemain par un triplé dans le derby catalan.  Les observateurs peuvent s’amuser à compter et tenter les comparaisons, la réalité c’est que Messi, comme il l’a dit à maintes reprises, ne cherche à battre personne. Cette rivalité instituée par les médias ne vaut que par eux et pour eux. La vérité est que Messi a remporté cette bataille il y a longtemps. Dans le jeu, l'affaire est entendue. Restent les statistiques, effarantes de part et d'autre. Signe des temps, il semble communément admis aujourd'hui que le meilleur joueur est celui qui a les meilleurs statistiques. Or, cette conception est une réduction abusive. Comme l'explique très justement Télé-Santana: " Il y a 25 ans, on considérait Maradona comme le meilleur, pas Van Basten. Il y a 15 ans, Zidane était considéré comme le meilleur, pas Batistuta. Kluivert n'a jamais été considéré comme étant meilleur que Figo/Rivaldo à l'époque, comme Palermo à Boca n'était pas meilleur que Riquelme. On peut en faire des dizaines comme ça, Rui Costa/Kaka et Inzaghi/Sheva, Del Piero/Zidane et Trézeguet, Raï et Weah, Ronaldinho et Eto'o etc... Il y a une époque où jamais on aurait monter si haut des attaquants sous prétexte qu'ils plantent. Et Van Basten est peut-être le meilleur exemple. Il était à sa place, nommé le " meilleur attaquant du monde " et non pas le meilleur joueur. Même à cette époque, si je ne me trompe pas, c'était Gullit qui était considéré comme tel au Milan.

Aujourd’hui, il semble que Leo a encore une fois amorcé une métamorphose. Après avoir éclaté au grand jour sur l'aile droite et empilé les buts sur un modèle qu'Arjen Robben continue d'appliquer, Messi a été recentré en position de " faux neuf " par Guardiola. Nécessitant un certain nombre de réajustements, ce repositionnement a été une étape décisive dans la carrière de l'Argentin.

Pas d'inquiètude. Il continuera à marquer, il continuera à dribbler, combiner mais jamais autant que maintenant la dimension collective et la volonté de mettre ses coéquipiers dans les meilleures conditions ne semble avoir été aussi importante. Son application à servir ses partenaires et à les faire briller sont manifestes. De ce point de vue son entente avec Neymar en début de saison n’a pas manqué d’être mis en parallèle avec le rapport que lui-même avait entretenu avec Ronaldinho.

Un Xavi Hernández vieillissant et un Dani Alves sur le départ sont de vrais enjeux pour le Barça. Ces deux joueurs ont été deux des piliers du Barça de Pep. Et tandis que le sort du défenseur est toujours dans l'air et ses performances discutées, son départ semble se traduire par une réorganisation du schéma tactique dans son ensemble. L'impact de Xavi sur le Barça, lui, vivra par Messi - dans un style différent bien sûr, mais à terme c’est à lui que reviendront les clefs du jeu. Sous Guardiola, quand Leo a accédé au pouvoir, c'était Xavi qui était vraiment le cœur de jeu. Sous le tempo de Pelopo, le jeu du Barça de Pep s'est forgé et avec lui Leo s’est développé et est devenu ce qu'il est maintenant. Mais Xavi vieilli et il faut penser à l’avenir.

C’est à Leo que reviendra ce rôle d’organiser le jeu, d’assurer ce fameux tempo blaugrana. C’est lui qui a la capacité à perforer le premier rideau, dans un passé récent par des accélérations balles au pied dont lui seul avait le secret, à l'avenir par des passes lumineuses comme celles dont il nous gratifie de plus en plus avec l'âge venant. Ce qui attend Leo c’est de dépasser la simple comptabilité des buts marqués pour être reconnu par ses pairs et par les observateurs avisés comme un organisateur et un créateur de jeu. Un maestro digne successeur de Xavi.

Ce n'est pas extrapôler que de s'imaginer une telle passation, après tout sa Coupe du Monde soit-disant en demi-teinte, n'est-elle pas un prémice du "nouveau" Messi, moins buteur mais plus organisateur.

Sur un autre plan, Messi est aujourd’hui encore “simplement” le troisième capitaine. Mais à l’avenir on peut l’imaginer guidant la jeune génération des Sergi Samper, Marc Bartra et Neymar, la Senyera autour du bras.  

Source: http://www.totalbarca.com/2014/opinion-pieces/messis-best-is-yet-to-come/#ixzz3LRBoVs3k

 

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Posté par Clément
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