Array Les raisons de la colère de Pep - FC Barcelona Clan

En Une | Pep Guardiola | lundi 15 juillet 2013 à 02:47  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Jeudi 11 Juillet 2013, fait étonnant, Pep Guardiola, réputé pourtant pour avoir un calme de Salamandre, s’attaque ouvertement aux dirigeants du Barça en déclarant « Je suis parti à 6000km et j’ai demandé au président une seule chose, qu’il me laisse tranquille. Mais il n’a pas tenu sa promesse, Cette année, beaucoup de choses sont allées trop loin, comme utiliser la maladie de Tito Vilanova pour me faire du mal » ou encore « Si une des choses que j'ai dites n'est pas vraie, qu'ils viennent me démentir eux mêmes, et non via leur intermédiaires ou leurs amis de Barcelone. » Ainsi une question se pose et s’impose : Que veut-il insinuer par ces propos ?

Avant d’analyser les propos de l'ancien entraineur du Barça, et de tenter d’en expliquer le sens, il serait intéressant d’abord, de rappeler le contexte de sa relation avec Rosell.

Guardiola, et c’est un secret de polichinelle, est proche de ses anciens dirigeants, à leur tête Joan Laporta, ainsi que de l’ancien président d’honneur – mais qui a été destitué de ce titre par Rosell - Johan  Cruyff, envers qui le catalan « doit tout » selon ses propres dires.

L’ennemi numéro un de Rosell est Laporta, Pep étant plus proche de l’ennemi, il est donc logique que sa relation avec Rosell fut  souvent tendue et ce, malgré les apparences où, officiellement, les deux protagonistes ont toujours fait figure d’entente cordiale pour le bien du club. D’ailleurs, Guardiola était même selon Laporta, surnommé péjorativement « Dalai Lama » en interne par les dirigeants de Rosell.

Si Rosell profitait toujours de la moindre occasion pour rappeler que « Guardiola est le meilleur entraineur de l’histoire du club », il n’en demeure pas moins que Pep était parfois  moins hypocrite dans la cordialité, et lui arrivait même d’afficher clairement ses désaccords avec Sandrusco : 

• Suite au transfert Chigrinskiy, Pep déclara « Je voulais le garder, mais le président commande »

• Après la déclaration de Rosell avant la finale de Copa 2011, pronostiquant un 5-0 contre Madrid, Guardiola le reprend en disant que le président aurait du éviter de faire une telle déclaration.

• Puis à l’entame de la saison 2011-2012, le technicien catalan martela : « Avant on faisait de vraies pré-saisons, maintenant on fait des tournées (de rockstars). »

En bon culé, Guardiola, pense toujours au bien de l’institution avant son propre intérêt personnel. L'enfant de Santpedor est quelqu’un qui encaisse en silence, qui joue la carte de l’apaisement plutôt que celle de la confrontation, et qui fait semblant d’ignorer les attaques menées contre lui ou contre son équipe. Il évite donc de créer les polémiques, fait le focus uniquement sur le jeu et sur le côté sportif, et est toujours adepte du politiquement correct-  même quand on le provoque- lors ses conférences de presse. Seul lieu d’ailleurs où il s’exprime, car le catalan a comme principe de refuser de donner toutes interviews en dehors des salles de presse.

Mais parfois, quand les choses vont loin, le néo munichois n’hésite point à montrer son mécontentement, à mettre les choses au clair, et à pointer du doigt les personnes à l’origine des attaques tentant de le déstabiliser, et cela fait aussi partie de sa personnalité.

Deux sorties ont marqués les esprits, où il n’a pu guère continuer à cacher son exaspération, et c’était dans des situations au déroulement presque similaire, dans certes, des contextes différents. 

Dans les deux exemples ci-dessous, Pep, fidèle à son caractère, a procédé de la même manière. D’abord il a essayé d’ignorer, et de ne pas rentrer dans  le jeu des polémiques. Puis, une fois poussée trop loin, il a fini par afficher son mécontentement, sans mâcher ses mots en conférence de presse.


1. Lors de la fin de la saison 2011-2012 en Liga : 

Durant cette Liga, il y avait eu plusieurs polémiques, plusieurs erreurs d’arbitrage, toujours à chaque fois dans des moments décisifs, très souvent en faveur de Madrid, et en défaveur du Barça.

Pendant ces moments là, où tout le monde à Barcelone criait au scandale, en évoquant un arbitrage clairement pro-Madrid, et anti-Barça, Pep, lui essayait tant bien que mal de calmer son peuple, en faisant preuve d’indulgence envers les arbitres qui « sont des humains, et peuvent faire des erreurs ».

Mais quand il avait constaté que le Barça était entrain de perdre la Liga à cause de ce même arbitrage, il a finit par responsabiliser les concernés, selon lui, de ce qui s’est passé : 

«  D'une façon générale, ça fait longtemps que les arbitres et le comité de compétition ne savent plus se faire respecter. Toutes leurs décisions paraissent louches, c'est un vrai problème ».

2. Lors de la demi-finale de C1 en 2010-2011 :

Cet énervement est certainement le plus mémorable durant son passage comme entraineur au Barça. Guardiola avait enfin répondu et de façon agressive par le célèbre « Puto Amo » à Mourinho qui n’arrêtait pas de l’agacer avec ses multiples provocations, depuis le début de la saison, voire même depuis la fin de la saison 2009-2010 où l'ex traducteur et adjoint du Barça occupait le banc de l’Inter de Milan.

Durant cette fameuse conférence, Il s’en était pris aussi « aux amis de Florentino Pérez », comme il s’en prend maintenant, pareillement aux « amis » de Rosell.


L’intervention de Guardiola de jeudi dernier, fait suite à la rumeur sortie la veille, par le président de Santos selon laquelle Pep aurait dit que Tito Vilanova ne saura jamais faire jouer Neymar et Messi ensemble.

 

Cliquez pour voir la déclaration de Pep aux dirigeants du Barça

Extrait de la Conférence de Pep du Jeudi 11 Juillet 2013 (Sous-titrée en anglais) 

Paradoxalement, pour répondre à cette rumeur, Pep, attaquera le président du Barça plutôt que celui de Santos. Le Maître suppose et affirme presque que ce dernier aurait eu des informations incorrectes via ses « intermédiaires » et que ce sont les « amis à Barcelone » des dirigeants qui seraient à l’origine des autres rumeurs diffamatoires qui ont circulées pendant qu’il séjournait loin de la planète foot auprès de sa famille à New York.

Car cette phrase lancée par le président de Santos, n’est que la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien rempli par un nombre incroyable d’articles (au moins 18 durant les 3 derniers mois) où l'on peut retrouver des attaques tentant de salir la réputation de  Guardiola. Ces attaques furent souvent indirectes, puisque malgré son départ du club, Pep, reste tout de même une icône emblématique, intouchable à Barcelone. Et s’en prendre à lui explicitement, vaudra certainement à celui qui le fera une perte de crédibilité définitive auprès du peuple Blaugrana.

Vous vous demanderez alors quel serait l’intérêt d’attaquer Guardiola et de tenter de nuire à sa réputation ? 

C’est pourtant simple, Guardiola fait parti du clan Laporta/Cruyff, et si le public Azulgrana se mettait un jour à réclamer le retour de l’enfant prodige - ce qui est déjà le cas chez une partie des supporters qui le regrettent à chaque humiliation lors d’un grand match, - ce sera synonyme pour Rosell d’une perte annoncée des élections présidentielles de 2016. Au profit du seul adversaire connu de tous qui pourrait le concurrencer, le destituer de son poste, peut être même ramener l’icône catalane au bercail.

Il ne faut pas être naïf, Sandro, a déjà commencé – implicitement - sa campagne présidentielle, et en connaissant un minimum le passé de la personne, on peut se douter qu’il serait bien capable d’user de tous les moyens à sa disposition pour arriver à ses fins. 

J’aimerai rappeler à ses fervents défenseurs, qu’il est toujours soupçonné d’une fraude au Brésil où il risque la prison, qu’il est supposé avoir participé activement au Qatar Gate selon France Football, qu’il est supposé avoir voulu vendre Ronaldinho à Chelsea uniquement pour récolter la commission etc..

D’ailleurs la popularité de Cruyff et Laporta a chuté d’une façon spectaculaire en Catalogne, certainement résultat, entre autres de toute la diffamation menée contre eux par Rosell, indirectement via son influence sur les journaux phares de la région : Sport et Mundo Deportivo.

 C’est d’ailleurs dans ces mêmes journaux que l’on peut retrouver tous ces articles qui auraient fait réagir Guardiola, et où l’on peut par exemple lire :

• Que la part des succès du Barça, sont surtout à attribuer aux joueurs plus que Pep.

• Que Tito fait mieux que Pep avec la Liga des 100 points.

• Que Pep n’a pas pensé au bien du club, en décidant de partir.

• Que Guardiola ne serait pas une bonne personne, car il ne parle plus à Vilanova, ne l’a pas vu quand il était à New York, malgré la maladie de ce dernier et qu’il ne l’a même pas félicité d’avoir gagné la Liga.

• Que c’est regrettable que Pep et Cruyff ne puissent s’asseoir dans la même table que Rosell. En référence au dîner que Guardiola a pris avec son mentor au mois de Juin à Barcelone. (Article écrit par le directeur de Sport lui-même).

Ce qui explique peut être que Pep avait en tête ce même article quand il disait : 

« Si je vais à un dîner avec Johan Cruyff, je vais dîner avec Johan Cruyff. Je ne dois rien à personne. »

Comprenez, il ne doit rien à Rosell.

Le comble de l’histoire, est que la plus part de ces articles sont écrits par les directeurs des journaux Sport (Joan Vehils) et Mundo Deportivo (Santi Nolla) dont les liens de proximité avec Rosell ne sont même plus à prouver.

Rosell en compagnie de Santi NollaSandro Rosell et Santi Nolla

 

Rosell en compagnie de Joan VehilsSandro Rosell et Joan Vehils

 

D’ailleurs, et pour continuer sur la lignée de cette campagne diffamatoire, Santi Nolla, directeur de MD, a posté encore un autre article aussi hallucinant que ridicule,  suite à la conférence de Pep, sous-entendant que maintenant qu’il est devenu un adversaire, il serait peut être même une sorte de traitre magouilleurs vis-à-vis de son club de cœur, puisque selon lui :

- Pep savait déjà en 2011 lors de l’Audi Cup qu’il allait rejoindre le Bayern.

- Que lors de ce même été de 2011, Guardiola via, son frère Père Guardiola, agent de Thiago Alcantara, a piégé le club avec cette clause de départ qui descend cet été à 18 millions d'euros, et que c’était déjà planifié à l’époque le fait de pouvoir piller le joueur.

- Que Pep a tenté de recruter Neymar, uniquement pour nuire au Barça.

- Que Pep maintenant veut par ses déclarations seulement nuire et déstabiliser le Barça.

On peut à partir de là également se demander, pourquoi ces mêmes journaux ont toujours évités d’expliquer les vraies raisons qui auraient poussé Guardiola à partir. Toutes ces « rumeurs » que l’on a vu uniquement chez les autres journaux évoquant les différents qu’il a eu avec Rosell sur certains choix sportifs.

En lisant Sport et MD, on s’aperçoit qu’ils protègent toujours Vilanova et Rosell avec une indulgence déconcertante, et ne les remettent jamais en cause, même quand ils sont clairement en tort (clasicos perdus, humiliation contre le Bayern). Pourtant la saison écoulée, le club venait de connaitre l’une des pages les plus sombres de son histoire en Champion's League.

On peut également s’interroger pourquoi Guardiola attaquerait-il le président du Barça et non pas directement les journalistes, ou les journaux concernés ? Serait-il juste paranoïaque, jaloux des gens qui sont encore au club ? Tentant de trouver une explication tirée par les cheveux concernant les avis et des rumeurs publiées contre lui ? Ou peut être qu'il en sait d’avantage que nous sur ce qui se cache derrière ces articles.  

Dans tous les cas, attaquer les journaux est un combat perdu d’avance, sinon ce serait la porte ouverte pour qu’il devienne leur cible privilégiée, et par conséquent les attaques deviendront plus fréquentes et plus… directes.

Personnellement, je trouve la réaction de Pep intelligente. Bien que pouvant être incomprise et nuisible à sa réputation pour une partie du public, elle permet à d’autres, de se poser la question, de les réveiller sur les réelles intentions des dirigeants actuels, qui si elles s’avèrent vraies, cela signifierait que le « Més Que Un Club » que le FC Barcelone prône, ainsi que les valeurs traditionnelles qu’il prétend défendre seraient sérieusement mis en danger.

Ci-dessous, des extraits et des liens vers 18 des articles aux propos douteux envers Pep, et qui sont parus durant les 3 derniers mois, cette liste est tirée du blog Periodistas y Anonimos :

Artículo 1. Vehils
Artículo 2. Vehils
Artículo 3. Vehils
Artículo 4. Vehils
Artículo 5. Vehils
Artículo 6. Vehils
Artículo 7. Vehils
Artículo 8. Casanovas
Artículo 9. Casanovas
Artículo 10. Casanovas
Artículo 11. De Rozas
"Así que, lo siento, pero no únicamente hay dos maneras de dejar el Barça (que te despidan o que quieras irte), también existe la posibilidad de fabricarte tu propia oferta. A unos les sale, como a Pep; a otros, como Víctor Valdés, no." (Como ya dije en su día, hay distintas formas de que te echen y a Pep le han echado. Sobre lo de Valdés, resulta curioso como a Villa se le facilitó la salida y a Valdés no... ¿nos explican el por qué?)
Artículo 12. Perearnau
"Mou era más feliz mortificando a Pep en la distancia... Puede resumirse así, que 'Mou' echó a Pep y Tito a Mou. Nadie lo hubiera dicho." (Hoy vemos más claro que no fue Mou quien echó a Pep, fue otro, eso sí, no esperes que Perearnau te diga quién fue...)
Artículo 13. Francesc Aguilar
Artículo 14. Santi Nolla
"Otra cosa que da envidia es que Guardiola ha firmado por tres años con el Bayern. Al Barça, con Laporta y con Rosell, sólo les dio uno más uno. En aquel momento se dijo que era la mejor fórmula."(Santi Nolla MIENTE, con Laporta firmó 2 años y probablemente hubieran sido más, pero se dio la circunstancia de que había elecciones en 2010).
Artículo 15. Santi Nolla
Artículo 16. Santi Nolla
Artículo 17. Racionero
"El desastre lo inició Guardiola echando (él hizo ver que no, claro) a Touré, no sustituyendo a Márquez y gastando más de 65 millones por Ibra para luego no saber utilizarlo." (El desastre fue tan grande, que un año después de esto, el Barça ganó la Liga, la Champions y llegó a la final de Copa...)
Artículo 18. Minguella
"Pep dijo que "del Barça sólo se va un jugador si lo echan o no juega". Hace años, decidió irse del Barça siendo titular." (Guardiola estaba jugando cada vez menos ante la aparición de Xavi y debido a sus problemas con las lesiones. MIGUELLA TAMBIÉN MIENTE)

 


Posté par RapBoy
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