Array Les influences de Luis Enrique - FC Barcelona Clan

En Une | Luis Enrique | dimanche 13 juillet 2014 à 15:44  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Alors que Luis Enrique dirigera bientôt son premier match à la tête du Barça, le site officiel du club a décidé de compiler quelques-unes de ses interviews pour dégager les influences de son nouvel entraîneur.

En huit années passées au FC Barcelone en tant que joueur, Luis Enrique a connu pas moins de six entraîneurs. Bobby Robson, Serra Ferrer, Carles Rexach, Van Gaal, Antic et Rijkaard. Dans une série d'interview avec Barça TV pour l'émission 'Recuerda míster' il y a quelques temps, le nouvel entraîneur du Barça a parlé de ses expériences avec ces coachs. A quelques jours des premiers matchs de Luis Enrique à la tête du Barça, intéressons nous aux influences de l'Asturien. À l'été 1996 Luis Enrique signe au Barça pour jouer sous les ordres de Bobby Robson. À cette époque, il partage le vestiaire avec Guardiola, Stoichkov, Ivan de la Peña et Ronaldo notamment. L'ancien capitaine du Barça se souvient que Robson incitait constamment les joueurs à se surpasser même si cela paraissait impossible. Il raconte que celui-ci poussait toujours Ronaldo à faire mieux match après match : « on jouait contre Compostelle et on gagnait quelque chose comme 3-0 et je me souviens qu'il a dit : « Ronaldo fais un hat-trick ! peut-être un double hat-trick ». Il le motivait pour qu'il marque encore il disait : « un hat-trick ? fantastique, fantastique mais essaye le double hat-trick ». Il poussait Ronaldo pour qu'il fasse toujours plus ».

« Le groupe doit être au-dessus »

L'année suivante le banc du Barça était occupé par Louis Van Gaal, qui fut en charge de l'équipe de 1997 à 2000 puis revint en 2002 pour quelques mois. Un technicien au caractère fort, intelligent, strict et qui nous doutait pas au moment de donner leur chance à ceux qu'il pensait méritants. « Il est exigeant avec toi dès le premier jour. Quand il entrait dans le vestiaires nous étions tous à l'écoute. J'ai eu d'autres entraîneurs qui entraient comme si c'était le gardien de ma maison. Il ne se passait rien. L'image d'un entraîneur ne doit pas cesser d'être celle d'un leader, d'un berger qui guide ses brebis, quelqu'un qui a une responsabilité. C'est important que quand l'entraîneur entre tu n'es pas peur, mais il faut que tu saches que c'est quelqu'un d'influent qui entre et qu'il a une influence sur le groupe », explique l'Asturien. Quand Van Gaal était entraîneur du FC Barcelone, un des joueurs marquants du Barça fut Rivaldo. La tension entre l'entraîneur et le joueur était palpable. Selon Van Gaal, le Brésilien voulait tout le temps jouer à telle position alors que le coach hollandais préférait voir en fonction du groupe. « Je pense que l'entraîneur doit avoir la capacité de s'adapter à un joueur et de tirer le meilleur de celui-ci pour que l'équipe en profite. Si tu as Rivaldo, qui à l'époque était le meilleur joueur, tu dois t'adapter pour qu'il donne le meilleur, il ne doit pas y avoir confrontation. Les « moi je vous là ou là » c'est non. Il ne faut pas commencer à faire des choses puériles qui n'ont pas d'importance », a suggéré celui qui devra gérer une ligne d'attaque composée de Lionel Messi, Neymar et Luis Suarez. Trois joueurs de classe mondiale.

Luis Enrique a expliqué aux caméras de Barça TV que Van Gaal avait un principe qui lui plaisait énormément et on peut penser qu'il l'appliquera la saison à venir : « il était clair que pour lui l'équipe passait au-dessus de n'importe quel individualité, peu importe le nom du joueur. Cela valait pour toutes les équipes du monde. Le concept d'équipe est à la base. Le football est un sport d'équipe dans lequel il est clair que le groupe doit être au-dessus. Mais il faut aussi savoir intégrer ce genre de joueurs spéciaux. Et ça c'est le mérite de l'entraîneur, savoir faire en sorte que chacun joue son rôle ». C'est pourquoi selon Luis Enrique : « Rivaldo avait tort pour le simple fait qu'il disait qu'il voulait jouer à tel poste. Ce n'est pas comme ça, tu dois démontrer qu'en jouant là tu seras meilleur, tu ne dois pas l'imposer à l'entraîneur ».

Ferrer, Rexach, Antic et Rijkaard

En 2000, c'est Lorenzo Serra Ferrer qui repris les rênes de l'équipe. L'entraîneur avait une confiance solide dans les capitaines de l'époque, dont Luis Enrique faisait partie. Pour celui qui sera en charge de l'équipe première en 2014-15, c'est une attitude qui trouve vite ses limites. « Quand les choses vont mal, c'est très facile de lancer des messages. Je n'ai jamais fait une composition d'équipe de ma vie, je n'ai jamais dit à un entraîneur de faire jouer tel ou tel joueur. Pour moi c'est un manque de respect et de professionnalisme de faire cela. Ni moi ni aucun de mes coéquipiers n'avons fait cela. C'est certain que Serra Ferrer donnait beaucoup d'importance aux capitaines, mais il s'agissait d'être des références et d'être capables de faire les consensus. Sans plus », a affirmé celui qui a porté le maillot du Barça à 300 reprises.

L'été suivant, et pour une saison seulement, Carles Rexach, ancienc joueur et second entraîneur de Johan Cruyff, a pris la tête du Barça. Luis Enrique se souvient que durant le mandat de Rexach le profil des joueurs conduisait à des légers changement dans le football du Barça. « Il y avait une évolution du système de jeu en fonction des joueurs. Nous jouions en 4-3-3, mais nous n'avions pas de grands attaquants. Il n'y avait qu'Overmars qui jouait sur l'aile, sur l'autre aile c'était un genre de faux attaquant. Il jouait sur l'aile mais revenait systématiquement au centre », a-t-il souligné.

La saison 2002/03 fut marqué par le passage de deux entraîneurs sur le banc dont Radomir Antic. Luis Enrique appréciait son honnêteté avec les joueurs. « Il aimait beaucoup parlé avec les joueurs, il nous traitait bien, il mettait le joueur en confiance et essayait de le rendre meilleur », disait Luis Enrique il y a quelques années à Barça TV. Le dernier entraîneur qu'a connu Luis Enrique au Barça est Frank Rijkaard. Rijkaard fut en charge de l'équipe de 2003 à 2008. Lors de sa première saison, le technicien hollandais dû justifier les résultats de l'équipe de nombreuses fois devant la presse. Luis Enrique lui rend hommage : « c'était un grand exemple en conférence de presse. Les journalistes étaient très agressifs et désagréables. Il su prendre les critiques et supporter tout ce qui se disait. Au final il a réussi à retourner la situation ».


Source: Site Officiel

Posté par jAX
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