Array Les blaugranas au Brésil : gloire et désillusion - FC Barcelona Clan

En Une | Forum Focus | samedi 12 juillet 2014 à 06:50  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Des troupes barcelonaises parties à la conquête du titre mondial, ne restent donc plus que les brésiliens et les argentins. Si le parcours de nos brésiliens a connu un coup d’arrêt (blessure pour Neymar et choix du sélectionneur pour Dani Alvès), celui des Argentins semble gagner en consistance. Restent deux montagnes à gravir avant d’atteindre la finale : l’Allemagne et les Pays-Bas.

Brésil


Si la claque reçue par l’Espagne au 1er tour avait fait vaciller la Roja que dire de ce qu’a vécu la sélection brésilienne ? Un véritable traumatisme à n’en pas douter.
Il y a, dans la mythologie grecque une créature qui décuple ses forces à chaque fois qu’on croit l’affaiblir. Lui couper une de ses multiples têtes c’est en voir pousser plusieurs nouvelles. Privée de Neymar et de Thiago Silva, la Seleçao avait l’occasion de démontrer qu’à l’image de l’hydre elle était capable de s’adapter et de vaincre sans ses deux hommes forts.
Malheureusement pour les brésiliens c’est un autre mythe qui a choisit cette demi-finale pour faire sa réapparition : la Nationalmannschaft.
Digne de ses plus belles heures, la sélection allemande a fait voler en éclats les espoirs de tout un peuple en 30 minutes. Pris dans une ivresse de jeu incroyable, le collectif allemand affamé de buts a appliqué la fameuse formule d’Audiard dans Les Tontons Flingeurs: «J'vais lui montrer qui c'est Raoul. Au quat' coins de Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m'en fait trop, j'correctione plus : j'dynamite, j'disperse, j'ventile ! ».
Explosés façon puzzle : 1-7.
Score jamais vu à ce stade de la compétition.
Match historique.
L’Histoire s’est littéralement écrite sous nos yeux.
Comme l’a noté Mehidoo : "le Brésil voulait faire oublier le Maracana de 1950. Mission accomplie. Ils ont fait pire."

Dani Alvès n’a pas été aligné et a assisté à la déroute de ses compatriotes depuis le banc.
Neymar, lui, a quitté la sélection et se rétablit chez lui à Guarujà, près de Sao Paulo.

Il faudra se ressaisir pour la « petite finale » face aux Pays-Bas le 12 Juillet à 22h.

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Argentine


Une partie d’échecs. Un match tactique, fermé, presque figé. Si l’intensité de la 1ère demi-finale, en faisait un spectacle « grand public », celui-ci était réservé aux spécialistes tant il a brillé par sa rigueur.
C’est en toute logique qu'à ce jeu là les créateurs se soient fait discrets, et que, Javier Mascherano se soit plus mis en valeur que La Pulga. Dans le prolongement de son match face à la Belgique, El Jefecito a parfaitement tenu son rôle. Harcelant l’adversaire, récupérant un nombre impressionnant de ballons notre milieu de terrain a fait ce qu’on connaissait de lui. Mais en fin de match il a en plus été capable de donner ce supplément d’âme qui révèle les vrais meneurs d’hommes dans les grands moments. Donnant de la voix avant la séance de tirs aux buts et motivant Romero en lui confiant « Ce soir tu deviens un héros », El Jefecito s’est donné les moyens de conjurer le sort et de permettre à toute une nation de retrouver la finale de la Coupe du Monde pour la 1ère fois depuis 1990.
L’émotion rare qui a suivit la délivrance est à la hauteur de l’engagement de ce grand joueur.

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Le défi est immense désormais. Messi et Mascherano sont enfin en finale de la Coupe du Monde. Rendez-vous est pris pour le dénouement de cette belle compétition le 13 Juillet à 22h. Clin d’œil à l'histoire, c'est face à l'Allemagne que Messi doit définitivement s'emparer du trône. Comme Maradona en 1986.


Article rédigé par : Clément.


Posté par Tele-Santana
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