Array Le jour où Arsenal battit le FC Barcelone - FC Barcelona Clan

En Une | Champion's League | lundi 22 février 2016 à 11:12  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

À l’occasion des 8ème de finale entre Arsenal et Barcelone, faisons un tour dans le passé pour revisiter un des moments marquants de la Champion's League 2011. 16 février 2011, match aller, Emirates Stadium...

C’était la rencontre que tout le monde attendait. Après la confrontation entre les deux équipes l’année d’avant (qui s’était terminée par un quadruplé de Messi), la partie était encore remise. À l’époque, Arsenal était encore une garantie de beau jeu avec Wilshere, Nasri, Fabregas qui n’étaient pas encore tombés dans leurs travers. Sans parler du niveau technique de Van Persie qui est à des années lumières de Giroud.

Du côté des Catalans, ils étaient tout simplement en train de jouer la meilleure saison de l’histoire du club. Des manitas sur commande, dont la fameuse contre le Real Madrid, niveau technique et de maîtrise ahurissant. Au niveau individuel, le duo Messi-Alves était à son apogée, Busquets pouvait maintenant jouer tranquillement après avoir éclipsé Yaya Touré la saison d’avant. Les équipes se composaient comme suit :

Arsenal : Szczesny-Eboué-Koscielny-Djourou-Clichy-Wilshere-Song-Fabregas-Nasri-Walcott-Van Persie

FC Barcelone : Valdés-Alves-Piqué-Abidal-Maxwell-Busquets-Xavi-Iniesta-Pedro-Messi-Villa

Dès le coup d’envoi, les joueurs londoniens n’ont pas peur et vont gêner les relances barcelonaises en se positionnant haut. Ils ne font pas la même erreur du match aller en 2010 où le Barça avait outrageusement dominé le début de rencontre. Il y a une première alerte de Van Persie suite à une louche de Fàbregas que Valdés sort fermement. Le ton du match est lancé.

Vers la 10e minute, les Catalans reprennent le contrôle du match suite à une bonne entame des hommes d’Arsène Wenger. Comme souvent lors de grands matchs, le Barça met du temps à allumer le moteur, ce qui laisse à ses adversaires le temps de dominer parfois les débuts de rencontre.

Il y a du football au programme. Phases de possession, pressing haut. Combinaisons et redoublement de passes. La marque de fabrique de la Pep Team qui commence peu à peu à imprimer son autorité sur les terres anglaises. Pour faire reculer les Gunners, Xavi exploite le manque de repli défensif de Nasri pour lancer plusieurs fois un Alves qui n’hésite pas à faire des allers-retours.

Le Barça se procure donc plusieurs occasions dont celle de Messi qui se finit par un lob raté de quelques mètres.

On sent que chaque équipe est prête à marquer un but. Suite à une perte de balle du Barça dans le territoire adverse, Walcott explose en contre avec un centre de Cesc qui est repris de justesse par Abidal. Arsenal joue rapidement vers l’avant, car ils savent que c’est le meilleur moyen de marquer compte tenu de leurs forces.

Par la suite, une action qui caractérise la symbiose du losange Busquets-Xavi-Iniesta-Messi.
Busquets se place entre les deux centraux. Xavi et Iniesta écartent plus haut ce qui laisse l’espace à Messi pour se mettre entre les deux lutins. Il reçoit une passe de Piqué dans l’espace et entame une percée dont il a le secret avant de faire une passe au dernier instant à David Villa qui crucifie Arsenal.

Des Gunners désespérés qui ne savent quoi faire face à une grande maitrise collective, même si certaines individualités ne sont pas au niveau. Comme souvent dans ce genre de situation, il y a de la protestation envers l’arbitre, car ils ont l’impression d’être laissés à eux-mêmes. Ils s’en tirent très bien avec un déficit d'un but à la mi-temps.

À la reprise, même scénario qu’au début. Arsenal commence bien mais manque de précision dans les derniers mètres et face au pressing qui leur est imposé. Le Barça ne panique pas et continue sur les mêmes bases. À défaut d’être plus tranchant, ils offrent néanmoins une grande partition de football. On a l’impression que l'éternité ne suffirait pas aux Gunners pour marquer.

Même avec une prestation en demi-teinte de certains joueurs (Iniesta, Pedro, Maxwell), les Barcelonais assurent avec ce duo magistral qu’est Xavi-Busquets. Les deux Catalans se trouvent facilement et gèrent le tempo du match. Cesc est totalement effacé et ne peut rien faire.

Villa sort pour Keita et Arshavin rentre pour Song (68’-69’).

Ce changement amène du sang frais chez les Anglais et déplace Iniesta hors de sa zone de préférence. Petit à petit, le Barça perd plus de ballons, et presse moins haut. Ils dominent encore toutefois le rythme du match et assurent un très bon résultat loin de leurs terres.  

À la 78e minute, sur une passe anodine de Clichy du droit, Van Persie expédie un boulet de canon à ras de terre. Valdés a anticipé le centre et ne peut rien face à cette frappe. Les supporteurs n’y croient pas, ils sont encore dans le match !

Comme lors la précédente confrontation, les Blaugranas sont moins incisifs dans le pressing, et permettent à leurs adversaires du jour d’y croire, de pousser avec l’aide du stade. Arsenal retrouve son rythme anglais qui avait été si soigneusement endormi durant toute la rencontre par les hommes de Guardiola. Une erreur anodine en camp adverse, peu de pression sur le porteur du ballon. Nasri a tout le temps du monde pour servir Arshavin lors d’une contre-attaque supersonique. 2-1 Arsenal.

Malgré ce scénario improbable, le Barça continue de jouer son jeu et finit le match sur une énième occasion de Dani Alves. Ils ne doivent cette défaite qu’à leur suffisance légendaire, même si Arsenal a combattu brillamment en seconde mi-temps. Koscielny (le seul à savoir bien relancé dans la défense londonienne) et Wilshere ont sorti deux prestations monstres, ce qui a réduit l’influence de Messi et Iniesta.

Ce match aller laissait entreprendre une domination encore plus importante au retour, plus impressionnante que la partition offerte par le Barca (4-1) l’année d’avant. Ce qui fut effectivement le cas. Pour l’instant, il fallait laisser les Gunners profiter de ce moment historique.

Partidazo !

 


Source: FCBClan

Posté par TPLN
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