Array Hommage au Capità - FC Barcelona Clan

En Une | Puyol | jeudi 24 juillet 2014 à 16:54  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Le 15 mai dernier Carles Puyol convoquait une conférence de presse. Initiative suffisamment rare pour que tout le monde comprenne qu'une déclaration allait suivre. La décision tombe : El Capità arrête sa carrière de footballeur professionnel. Il était temps que le Clan lui rende hommage.

 

Carlès Puyol


Né le 13 Février 1978 à La Pobla de Segur (Espagne)

1m78

80kg

Droitier

Défenseur Central, Droit, Gauche

Numéro 5

Au club depuis 1994, en équipe A depuis 1999

Nombre de matchs : 597

Nombre cartons jaunes : 132

Nombre cartons rouges : 4

Nombre de buts : 18

100 sélections (Espagne)

Blessures :




Biographie


Carles Puyol Saforcada est un défenseur Espagnol né en Catalogne à La Pobla de Segur en 1978.


En 1995, alors âgé de 17 ans, Carles Puyol intègre la Masia et les Juvenils A. Avant ça, il jouait dans le club de sa ville natale en tant que gardien de but ! Par la suite, à cause d'un problème à une épaule, il passait ailier droit. Ce n'est qu'une fois arrivé à la Masia qu'il devint milieu défensif puis arrière droit.


Le 2 octobre 1999 (une année après Xavi), Louis van Gaal le fait rentrer à la 56ème minute de la rencontre contre Valladolid à la place de Simao, en latéral droit. 


21 octobre 2000 : Figo revient pour la première fois au Camp Nou avec le Real Madrid. C’est à Puyol, âgé de seulement 22 ans, que Llorenç Serra Ferrer demande de marquer individuellement Figo. La symbolique est forte. Le jeune cantanero chargé d’éteindre celui qui est passé chez le rival. Puyol réussit un match impressionnant et le Barça gagne 2-0.

Revenant sur ce match, Puyol dira: « Il a été un joueur très important pour le Barça et il est allé chez l'éternel rival. Son premier match ici restera dans l'histoire pour l'ambiance qu'il y avait, c'était incroyable. Il y a eu beaucoup d'actions où on continuait à jouer alors que l'arbitre avait sifflé, on ne l'entendait pas tellement les supporters sifflaient Figo. On entendait que ça ».



11 novembre 2001 : Retour à Valladolid deux ans après sa première entrée en A et… premier but là où tout a commencé. Carles Puyol combine un une-deux avec Saviola pour le deuxième but (sur 4) des catalans ce soir là.


23 octobre 2002 : La légende de Puyol grandit. Face au Lokomotiv Moscou en Ligue des Champions (victoire 1-0), le défenseur sauve un but avec le coeur, le ballon heurtant l’écusson du Barça.



Deux saisons après ses débuts, il est replacé en tant que défenseur central et profite de ses qualités de défenseur complet et avec un jeu de tête et une agressivité redoutables. 

En 2004-2005, suite à la retraite de Luis Enrique et au départ de Phillip Cocu, Puyol est nommé capitaine du FC Barcelone devant Ronaldinho et Xavi. C'était lors de sa première saison en tant que capitaine que Puyol décrochait son premier titre avec son club, une Liga. L'année suivante il allait remporter une nouvelle Liga à laquelle venait s'ajouter une Champion's League. Lui et Rafael Marquez allaient former la meilleure charnière en Europe durant cette année-là.




17 mai 2006 :
14 ans après le premier sacre européen du Barça, El Capità Puyol soulève la Ligue des Champions pour le FC Barcelone, la deuxième de l’histoire du Club. 


Lors de la première saison de Pep Guardiola à la tête du Barça, Puyol va connaître le banc, plus souvent que d'habitude. L'ancien capitaine blaugrana lui préférant Piqué et Marquez pour composer l'axe. 

2 mai 2009 : Surement le match le plus complet du numéro 5 du Barça. À Madrid face au Real, les blaugranas s’imposent 2-6 avec un but de Puyol de la tête, et une célébration particulière : le capitaine embrasse le brassard aux couleurs de la Senyera (le drapeau catalan) devant le monde entier.

 

À propos de ce but il dira: « Ce n'était pas un plan écrit, on en avait parlé. Juste avant d'entrer sur la pelouse, Tito nous expliquait le schéma. Nous n'étions que trois joueurs au courant : Gerard (Piqué) qui devait s'occuper du joueur qui me marquait, Xavi et moi. On voit juste avant le but que je suis entrain de faire signe à Xavi pour faire la combinaison. Je lui fais signe deux ou trois fois pour être sûr qu'il m'a vu et derrière tout se passe comme prévu. »


C'est à partir de la fin de saison avec la blessure du mexicain que Puyol allait redevenir titulaire indiscutable pour l'entraîneur catalan, participant à sa deuxième finale de Champion’s League victorieuse.

Et depuis, 10 titres sont venus d'ajouter au palmarès de Puyol qui en compte maintenant 15 (rien qu'avec le Barça).

Le 29 novembre 2009, jour des 110 ans du club, le Barça affronte le Real Madrid pour le Clasico. Si Zlatan Ibrahimovic marque le but de la victoire, c'est bien El Capità qui retiendra l'attention par un match dantesque. La presse parlera d'un "Puyol y diez mas".


15 Mai 2014 : conférence de presse convoquée par Puyol. Une conférence de presse à son image, sans fioriture. Voix posée, claire, Puyol annonce qu’incapable de se remettre de ses blessures au genou, il met fin à sa carrière de footballeur professionnel.



En équipe nationale, le joueur s'est fait une place qu'il ne lâche presque jamais. Titulaire en puissance en sélection depuis 2004, il est le 8ème joueur le plus capé avec 100 sélections.
Après avoir gagner l'Euro 2008, il atteint la consécration ultime avec la Roja en devenant champion du monde en 2010 en ayant marqué le but décisif, en demi final contre l'Allemagne.




 
L'avenir ? Puyol ne le voit pas ailleurs qu'au sein du Club, et le Barça ne voit pas Puyol ailleurs non plus. Dans un premier temps Carlès a intégré le staff aux côtés de Zubizarreta mais il ne s'agit probablement que d'une étape puisqu'il a d'ores et déjà exprimé son désir de s'impliquer dans la formation... au Barça.
Une manière de boucler la boucle sans doute.


Palmarès




Profil


Lorsqu’on parle du Barça des années 2000, il est question de fluidité, de vision de jeu, d’espaces, de créativité. Jamais de hargne, de combat, de mental et pourtant rien de ce parcours magique n’aurait été accomplit sans ces vertus. 

La personnification de cet « impensé » blaugrana est sans aucun doute possible Carlès Puyol. S’il s’est imposé au milieu de ces génies, c’est que Puyol apportait l’impact physique, l’engagement, la sécurité défensive et la hargne psychologique nécessaire pour vaincre lors des grandes joutes européennes. La liste des blessures révèle un véritable combattant.

Mais parler du guerrier Puyol ne doit pas effacer l’homme de classe unanimement reconnu. Pour illustrer cette grandeur d’âme il suffit de se rappeler qu’à la question « quel souvenir garderiez-vous de votre carrière », posée lors de la conférence de presse où il annonce la fin de sa carrière, Puyol répond : "Si je devais choisir le moment le plus marquant de ma carrière, je pense que ce serait la Ligue des Champions 2011, avec Abidal qui lève le trophée, pour tout ce que cela représente". En offrant le brassard de capitaine et le privilège de soulever le trophée à Eric Abidal, le Capitaine a accomplit ce soir-là en tribune, un geste d’une rareté et d’une élégance équivalente au récital footballistique offert par les blaugranas sur le terrain. 

 C'est en toute simplicité qu'il confiera:  « J'y ai pensé deux ou trois jours avant la finale. J'en ai parlé à deux personnes et je leur ai dit de ne rien dire, je suis très superstitieux. Je ne voulais pas pensé à lever la coupe sans même l'avoir gagné. Ce fut un super match. Il l'a mérité pour ce qu'il a traversé pour en arriver là, pour tout ce qu'il nous a appris, il n'a jamais baissé les bras. C'est un exemple pour tout le monde »

Homme de cœur et de devoir, Puyol n'est pas le plus rapide, le plus physique, le plus beau, le plus grand ou le plus technique, mais il a une détermination et une rage de vaincre hors du commun qui compensent ses "défauts". Ses qualités en font un leader naturel et ce n'est pas par hasard qu'il a été choisi en 2004 (soit seulement après 5 ans en équipe première) capitaine du Barça. Compétiteur, Puyol a accepté sans rechigné d’être déplacé à droite, à gauche de la défense voire sur le banc en fonction des besoins du coach et de sa forme. 

Vrai Capitaine, Puyol n’hésite pas à recadrer ses troupes (comment oublier la baffe donnée à Piqué ou le recadrage lors du Clasico de Janvier 2013 en Copa).

Père Fouettard lorsque nécessaire, sa joie exprimée lors des buts inscrits par d'autres démontre son souci permanent du bien collectif. 

 « J'ai toujours essayer de défendre le club, mes coéquipiers, aider comme je le pouvais et agir de la meilleure manière possible. Faire ce que je pensais qui était le mieux ».

Considéré comme l'un des meilleurs défenseurs au monde, Carles Puyol est désormais un symbole, une icône, un mythe de la plus belle page de l’Histoire du Club.



Ils en ont dit ...

 

Pep Guardiola : « Sa trajectoire parle pour elle-même. Il a été un capitaine et un exemple pour les autres. Il a toujours été le premier à courir, à arriver aux entraînements. En tout. Il m’a beaucoup aidé durant toute ma carrière. Indubitablement, il a été l’un des plus grands. Je n’ai que des mots de reconnaissance pour lui. Normalement, quand on parle de talent on pense à des joueurs offensifs. Mais lui a montré son talent en défendant. Cela se voyait qu’il aimait défendre. Il a été un joueur très intelligent, l’un des plus grands dans l’histoire du Barça »

 

Ronaldinho :  « Je voulais saluer l'un de mes grands amis sur et en dehors du terrain qui a annoncé son départ de Barcelone. Carles Puyol, bravo pour ta carrière au Barça et pour être l'homme que tu es.  »


Piqué :  « Ma génération et les suivantes ne savent pas ce qu'est un Barça sans "Puyi" en défense, avec le brassard et le numéro "5" dans le dos. J'imagine que désormais, plus rien ne sera comme avant. Je t'ai côtoyé presque six ans. Tu étais le capitaine et l'emblème du club et moi un jeune qui arrivait pour dévorer le monde. Depuis le premier jour, on a eu une grande relation, autant sur le terrain qu’en dehors. »


Eto'o : « Très peu de personnes parviennent a marquer l’histoire de leur encre indélébile. Le nom “Puyol” restera gravé dans les annales de l’histoire du FC Barcelone et du Football en général. Je suis très honoré d’avoir connu beaucoup de joie et vécu des moments très forts a tes cotés, pendant mes années passées au Barca. A l’annonce de ta retraite, je te souhaite “Bon Vent” et surtout bonne continuation par avance, mon FRERE Carles Puyol. »

Martino :  « C’est un footballeur irremplaçable. Je suis probablement la personne la moins bien placée pour parler de cette situation, mais je peux parler de ce que je vois. C’est le genre de footballeur qui arrive seulement de temps en temps dans un club. Puyol restera dans nos esprits car il a laissé une trace ineffaçable. »

Xavi :  « Nous avons beaucoup pour te remercier pour tes sacrifices, ton courage, ta générosité. te es le joueur le plus professionnel avec qui j'ai jamais partagé un vestiaire. »

 «  Je n'oublierai jamais la finale à Wembley quand je t'ai dit que tu devrais soulever la coupe, bien que tu as seulement joué pour quelques minutes et tu m'avais répondu : non, Xavi, Abidal doit soulever la coupe.

Tu m'avais donner une leçon de vie. Tu étais toujours là pour tout le monde, pour le blessé, pour ceux qui ont moins jouer, leur donnant l'encouragement et le conseil. 

Je suis si fier d'avoir partagé ma carrière avec toi et j'aimerais partager un projet avec toi ici au club dans l'avenir. Tu es Barcelone et le club a besoin de toi. »



L'hommage des Fans du Barça Puyol ( Video barca TV ) : http://www.youtube.com/watch?v=h7id0eUl3h4

Carles Puyol vs. Real Madrid (1999-2011) (by FCBSpecial) : https://www.youtube.com/watch?v=dRW29AK8Syw


Carles Puyol - Tribute (by HeilRJ) : https://www.youtube.com/watch?v=WXG_ixWj4zI

Article rédigé par : Clément, JAX, SebMessi et TS.



Posté par Clément
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