Array Abidal : sa maladie, ses souvenirs, ses soutiens, l'après carrière - FC Barcelona Clan

En Une | Eric Abidal | mardi 20 janvier 2015 à 12:59  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Éric Abidal est un des joueurs les plus apprécié de l'histoire récente du FC Barcelone. ‘Abi’ a annoncé il y a peu sa retraite du football professionnel. Les rumeurs sur son avenir et son retour au sein du Club sont nombreuses. Voici la traduction de l'interview qu'il a accordée à Mundo Deportivo cette semaine dans laquelle il parle de son passé et de son avenir.

 

MD: Est-ce que vous voudiez un match hommage ?

Abidal: On pourrait en organiser un plus tard mais pas maintenant.

Qu'est-ce que vous souhaiteriez comme rencontre ?

Un match entre le Barça et l'équipe de France 2006. J'ai joué avec Zidane mais pas contre Zidane. Je pourrais joueur une mi-temps de chaque côté. Ça serait un bon match.

Quel est le meilleur ami que vous vous soyez fait grâce au football ?

Je pourrais citer une lise de 50 joueurs ! On peut citer toute l'équipe du Barça parce que les vrais amis sont là quand ça ne va pas. Il y en a d'autres qui m'ont rendu visite pendant que j'étais malade. Il y en a beaucoup. Ribéry, Benzema, Keita, Bodmer...

Quel est l'attaquant qui t'a le plus fait souffrir ?

C'est difficile. J'ai joué contre Robben et il m'a beaucoup mis en difficulté. Mais si je devais en garder un, ça serait Ronaldo, le Brésilien. Nous avons joué contre eux à la Coupe du Monde 2006 et nous les avons éliminé 1-0 grâce à un but d'Henry sur une coup-franc décisif de Zidane. But de Henry face au Brésil

Lors de cette édition de la Coupe du Monde, vous avez aussi éliminé l'Espagne. Une couverture de magazine avait parlé de "jubiliation" pour la France.

Ce jour-là, j'ai parlé à Zidane et au reste de l'équipe et je leur ai dis: "Qu'est-ce que nous avons et que l'Espagne n'a pas ? Zidane.”  Je suis désolé, la France gagna ce jour-là.

Comment ça se passe avec Cristiano Ronaldo ?

C'est une bonne personne, un bon mec. Respecteux. Il m'a beaucoup soutenu par l'intermédiaire de Benzema et m'a très bien parlé. Il continue d'être un des meilleurs footballeur, le meilleur de Madrid, le Ballon D’Or. On ne peut pas le critiquer. Il créer des opportunités sur le terrain, c'est son truc.

Qui est le meilleur entre Messi et Cristiano ?

Chacun a son talent, j'ai passé plus de temps avec Leo. Pour moi, c'est lui le meilleur. Le Ballon D’Or est attribué chaque année et il est toujours au sommet. Leo l'a emporté 4 fois, Cristiano deux [N.D.L.R. : aujourd'hui, trois]. C'est une petite différence.

Qui vous a le plus surpris pendant votre maladie ?

Víctor Valdes. C'est la seule personne qui m'a dit : "Je me souviens du 1er jour où je t'ai vu à la Ciutat Esportiva après la greffe, tu étais très affaibli mais tu ne pensais qu'à revenir sur le terrain.”  Il n'était avec moi ni pendant la maladie, ni à l'hopital, ni à la maison mais il savait à quoi je pensais, ce que j'espérais : revenir jouer.

Et en dehors du club?

J'ai reçu des cartes de Chine, Corée, Japon, Pologne, Indie, du monde entier. C'est incroyable de savoir que tant de gens pensent à toi. Je suis encore en train de répondre aux lettres !

Les gens t'aiment beaucoup.

Et je les aime aussi. Nous sommes tous frères. Nous descendons tous d'Adam et Eve.

Quel est le plus beau cadeau que vous ayez reçu ?

J'ai reçu quelque chose de très spécial de Corée ou de Chine. J'ai ouvert un courrier et 1500 papillons en papiers de toutes tailles en sont sortis. Je l'ai ouvert à la maison et nous avions des papillons partout. Sur la plupart il y avait écrit: "Que Dieu te bénisse".

Ta vie a-t-elle changé après ta maladie ?

Je ne crois pas. J'ai toujours les pieds sur terre, j'essaye toujours d'aider les gens. J'ai eu de la chance de gagner beaucoup d'argent mais je ne suis pas égoïste, le principal c'est d'aider. Mais c'est vrai que maintenant je suis moins énervé par certaines petites choses quotidiennes comme aller dans un magazin qui n'a pas ce que tu cherchais ou les embouteillages. C'est pareil si tu rentres à 18h ou à 18h30.

Est-ce que le match de Champion's à Wembley est le meilleur moment de ta carrière ?

Oui. Je me souviens aussi de la Coupe du Monde 2006 même si nous avons perdu la finale aux pénaltys.

Et le pire?

La Coupe du Monde 2010. On ne peut pas être perturbés par tant d'absurdités dans une compétition aussi importante. Ce qui s'est passé n'était pas normal. Ils ont viré Anelka de la sélection mais nous étions à 3h de l'aéroport le plus proche. Ça ne se fait pas.

Avez-vous compris votre départ du Barça?

J'ai compris parce que j'étais préparé. Il y avait de solutions : soit tu as un contrat, soit tu prolonges. J'ai pris le trajet que je ne voulais pas mais la vie continue, je suis allé à  Monaco et à l'Olympiakos. J'aurai préféré continuer au Barça mais maintenant j'ai une autre possibilité de revenir.

Quand saurez-vous que vous revenez au Barça ?

Nous avons du temps. Je dois étudier l'offre et décider.

Est-ce que le Barça est votre priorité ou êtes-vous ouvert à d'autres propositions ?

Je suis toujours ouvert aux offres.

Quel message souhaiteriez-vous envoyer aux fans ?

Je veux juste les remercier de tout le support qu'ils m'ont démontré. Les gens qui me voient dans la rue me disent de revenir au Club. Je suis très fier de faire partie de cette famille. Je ne peux que leur demander de continuer à supporter le Club. Les fans sont un joueur supplémentaire et peuvent aider à gagner des matchs. Visca Catalunya !

Suivez-vous la situation politique de la Catalogne ?

Bien sûr. À chaque minute des matchs du Barça, on le voit clairement. C'est important pour la Catalogne, c'est une longue lutte mais ça avance.

 


Source: Mundo Deportivo

Posté par Clément
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